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Situation de la pandémie en Inde et au Pakistan

Situation actuelle de l’épidémie de COVID-19 au Pakistan / 06 mai 2021

Nous attendons le jour où il y aura des cris de joie et de victoire partout, où nous pourrons commencer à vivre une vie normale, une vie sans peur ni anxiété ; où nous nous dirons les uns aux autres : "N’ayez pas peur, tout va bien". C’est fini. "Réjouissez-vous et soyez heureux". Que cela arrive et arrive bientôt ! C’est un souhait et une prière devant le Seigneur de miséricorde et de compassion.

Actuellement, la situation est si effrayante et déprimante ! La troisième vague du virus est beaucoup plus contagieuse et mortelle. Il n’y a plus les signes et les symptômes dont nous avions entendu parler. On ne sait donc pas qui est porteur du virus ; les gens ne le prennent pas au sérieux et ne sont pas prudents. L’année dernière, lorsque la maladie a commencé, les gens avaient peur et ont pris soin d’eux-mêmes, ce qui a permis au Pakistan de ne pas souffrir autant que d’autres pays. Malheureusement, lorsque le virus est beaucoup plus fort qu’avant, les gens sont moins prudents et moins attentifs. Au vu de l’attitude et du comportement irresponsables de la population, le gouvernement pakistanais est devenu plus actif et plus strict. Il fait de son mieux pour garder les gens sur la bonne voie avec des mesures telles celles-ci :

- Tous les magasins sont fermés à 18 heures, alors que par le passé, certains centres commerciaux étaient ouverts jusque tard dans la nuit.

- Tous les samedis et dimanches, tous les marchés sont complètement fermés.

- Les transports sont autorisés avec 50% de passagers seulement.

- Les parcs et les lieux publics sont fermés.

- Le vaccin est disponible pour tous ceux qui ont plus de 40 ans. Les gens n’ont pas à aller très loin pour l’obtenir. Nous entendons maintenant que les écoles publiques seront transformées en centres de vaccination afin que les gens n’aient pas à faire de longues files d’attente pour se faire vacciner. 

- A l’approche de l’Aïd, la fête musulmane, un confinement complet est prévu du 8 au 16 mai.

- L’armée est également impliquée pour assurer le contrôle. Les personnes qui enfreignent le règlement devront payer une lourde amende.

Toutes nos communautés font une adoration spéciale. Quelques Sœurs ont aussi leurs prières de dévotion personnelles. Que le Seigneur écoute notre humble cri et débarrasse notre planète de ce virus mortel !

Envoyé par Sr Victoria Rehmat

Mise à jour sur la situation de la pandémie de Covid-19, Inde / 05 mai 2021

Nous traversons la pire crise mondiale de notre histoire. La première phase du Covid-19 était déjà assez mauvaise, mais cette deuxième phase est devenue tout simplement incontrôlable et le taux de mortalité augmente d’heure en heure. Partout, nous voyons le spectre de la mort planer dans l’air. Deux de nos Sœurs nous ont été arrachées si impitoyablement. Nos cœurs ne sont pas encore guéris et nous sommes toujours en deuil. Chaque jour, nous recevons des nouvelles de nos communautés qui nous apprennent que l’une ou l’autre Sœur est infectée par ce terrible virus, ainsi que d’autres congrégations, paroisses et villages. Il y a des villages où toute la population est touchée par le virus. Nous entendons aussi parler de décès dans notre propre quartier, des parents et des proches de nos étudiants et de notre personnel, des gens que nous avons connus. Quelques-unes de nos Sœurs ont perdu des êtres chers. De nombreux prêtres et religieux, que nous avons connus, ont succombé à cette terrible maladie. Chaque jour, nous nous réveillons avec la nouvelle des décès. Nous sommes toutes inquiètes pour les membres de nos familles, surtout dans les villages, mais nous les confions à la main puissante de Dieu. Quelques Sœurs reçoivent encore des soins à l’hôpital, d’autres sont mises en quarantaine dans leurs communautés et soignées sous la supervision des médecins. Certaines de ces communautés se trouvent dans les villages où beaucoup sont infectés. Les Sœurs continuent d’informer les gens par téléphone sur la façon de prendre soin des membres de leur famille et de leurs voisins lorsqu’ils sont infectés. Il est regrettable que de nombreux villageois n’aient pas accès aux médicaments et aux traitements appropriés.

Nos Sœurs engagées dans les services de soins de santé sont sur place et s’occupent des victimes jour et nuit, au péril de leur vie. Nous sommes inquiètes et prions beaucoup pour elles, et en même temps nous sommes fières d’elles et les confions à la miséricorde de Dieu. Bien que de nombreux États soient partiellement fermés, les Supérieures des plus grandes communautés prennent des risques et vont se procurer des produits nécessaires pour les besoins des Sœurs. Elles aident également les communautés voisines pour les provisions. 

Cette explosion du virus de la mort autour de nous nous a donné un sentiment d’impuissance face à sa violente attaque. Il y a une pénurie de lits dans les unités de soins intensifs, d’oxygène et de médecins. Il est déchirant de voir des files d’ambulances et de brancards transportant les patients, faisant la queue devant les hôpitaux, implorant et criant à l’aide. Les tests pour le Covid-19 ont été interrompus en raison du manque de moyens nécessaires et les organismes de tests refusent de prendre des échantillons car ils n’ont pas les moyens de les tester.

Dans cette situation angoissante, Dieu seul est l’aide sur laquelle nous pouvons compter. Nous croyons qu’Il est là et qu’Il nous aidera à traverser cette terrible tempête. Tout ira bien en son temps et à sa manière. Toutes nos communautés se soucient de toute la Province, de la Congrégation et du monde et font l’adoration en chaîne toute la journée et trouvent leur force et leur soutien en celui qui a dit : "N’ayez pas peur, ayez confiance en moi".

Envoyé par Sr Tessy Edayal

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LEADERSHIP

Vivre chaque jour comme des disciples

Il est parfaitement vrai qu’un appel au leadership est un appel à devenir disciple. Parce que les leaders sont des apprenants, des disciples, qui sont et qui continuent à être à la suite du Leader Ultime - Jésus. La Bible nous dit que Jésus a appelé, choisi et invité Pierre à assumer la responsabilité de pasteur, ainsi qu’à entrer dans une relation affective plus profonde avec lui. " M’aimes-tu ?... Pais mes agneaux... M’aimes-tu ?... Prends soin de mes brebis... M’aimes-tu ?... Pais mes brebis..." et ensuite il dit à Pierre : "Suis-moi" (Jean 21, 15-19). Pierre a bien compris qu’il était alors le berger des brebis ainsi que le disciple de Jésus. Ces deux appels sont intimement liés et ne peuvent être séparés.

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De la même manière, le dimanche 25 avril 2021, dimanche du Bon Pasteur, Jésus a choisi trois de ses disciples, Sr Anima Suman, Sr Teresa Xuan et Sr Maria Loan pour être les bergères de la Région Notre-Dame de Lavang au Vietnam. La nomination a eu lieu dans la chapelle de Placide House en présence virtuelle de Sr Lucy Jacob Palliam Pallithura, notre Supérieure Générale, de toutes les Assistantes générales, des Sœurs de la communauté du Généralat, de la communauté de Legazpi (Philippines), de la communauté Saint-Bernard (Bao Loc, Vietnam), et en présence réelle des autres communautés de la Région.

La chapelle était bien décorée avec le symbole et le thème du CG/2017 : "SCJM, m’aimes-tu ? .... Pais mes brebis". Les liturgistes nous ont toutes introduites dans une atmosphère de prière et de profonde gratitude. Nous avons remercié Dieu d’avoir choisi des leaders qui nous serviront, nous animeront et nous conduiront vers une croissance et un épanouissement plus grands. Nous sommes reconnaissantes au Gouvernement général qui a écouté attentivement l’Esprit Saint et a répondu à sa volonté en étant avec nous, en nous animant, en nous accompagnant tout au long du processus et en célébrant avec nous aujourd’hui. Nous sommes sincèrement reconnaissantes envers Sœur Suman, Sœur Xuan et Sœur Loan pour leur ouverture à l’invitation de Dieu et leur disponibilité à assumer la responsabilité de berger et de disciple ardent de Jésus avec une joie pure et un dévouement total.

Dans l’atmosphère de louange et d’action de grâce, Sr. Lucy Jacob, notre Supérieure Générale, a lu la lettre de nomination de Sr Anima Suman comme Supérieure Régionale, Sr Teresa Xuan et Sr Maria Loan comme Conseillères Régionales pour un mandat de quatre ans. Elle a délégué Sr Michael pour oindre d’huile la nouvelle équipe de leadership régionale, en signe sacré d’élection par Dieu et son peuple. Après l’onction, Sr. Michael a remis à l’équipe le bâton de berger comme symbole de l’autorité et de la responsabilité, qui inclut le souci du bien-être des brebis, le soin et la conduite du troupeau dans l’amour de Dieu vers la plénitude de vie, la correction fraternelle et la remise en question de ce qui n’est pas juste selon les valeurs du Royaume. C’est aussi un rappel vif et puissant pour la nouvelle équipe de lever les yeux vers Jésus et de l’imiter dans sa manière de paître les brebis et d’en prendre soin. En d’autres termes, il s’agit de prendre le leadership selon le style de Jésus : leadership serviteur, leadership contemplatif et leadership transformateur.

From left to right - De gauche à droite - Van links naar rechts :
Sr. Maria Loan, Sr. Suman Anima Toppo, Sr. Teresa Xuan

Le rituel final a été profondément ému et touchant. En tant que responsable nouvellement nommée de la Région, Sœur Suman, un bâton à la main, nous a toutes conduites en procession. Cela a évoqué son rôle de leader et nous, en tant que membres, avons suivi son exemple avec confiance, soutien et coopération, dans un esprit de coresponsabilité et de participation active. La cérémonie de l’installation s’est terminée par l’hymne "Conduis-moi, ô mon Dieu". Ses paroles significatives et sa jolie mélodie ont rempli le lieu d’assurance et de tranquillité. Il a également rappelé qu’être berger, c’est d’abord être une brebis dans les bras de Jésus. Étonnamment, cet hymne a allumé dans le cœur de chacune le désir d’être disciple bien-aimé de Jésus, alors que nous chantions toutes ensemble : "Conduis-moi, ô mon Dieu, au-delà de mes peurs, au-delà de mes désirs, de la mort à la vie".

Sr Teresa Xuan, SCJM
(Région Notre-Dame de La Vang, Vietnam)



L’engagement définitif de Sœur Abida Maryam Boota

Province du Pakistan

Sœur Abida Maryam a fait ses Vœux Perpétuels de chasteté, pauvreté et obéissance dans la Congrégation des Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie le 24 avril 2021.

La cérémonie a eu lieu au couvent du Sacré-Cœur, à Lahore. Monseigneur l’Evêque Sebastian Shaw a présidé la célébration et prononcé l’homélie. En plus des membres de notre Congrégation religieuse, les membres de la famille de Sœur Abida étaient également présents pour la célébration. En raison de la situation du COVID-19 dans le pays, très peu de personnes ont pu participer à cette cérémonie. C’était une triste réalité : seules quelques Sœurs sont venues, car beaucoup étaient malades en raison du virus. 

Nous remercions Sr. Victoria Rehmat, la Supérieure Provinciale, la Communauté de Lahore et la Communauté de formation d’avoir tout organisé. 

Le thème choisi par Sr Abida était : "Fais tout ce qu’il te dit". C’est pour elle une invitation à être toujours attentive à la voix de Jésus et à accomplir la tâche qu’Il lui confie. Alors qu’elle marche avec confiance, son seul désir est d’être en union avec Dieu et de vivre une vie dédiée à l’amour du prochain, dans la chasteté, la pauvreté et l’obéissance. Ce désir l’a conduite jusqu’à ce jour, et nous prions pour que ce soit le désir de toute sa vie, alors qu’elle s’engage dans cette vie consacrée maintenant, chaque jour, et pour toujours. 

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L’implacable propagation du Covid-19 en Inde...

30/04/2021

(Le gouvernement indien a apparemment interdit de donner des nouvelles de la situation de la pandémie dans le pays, sauf aux personnes autorisées par lui. Nos Sœurs ne sont donc pas en mesure d’écrire librement. Ce qui suit est un extrait d’une lettre qui est arrivée juste avant l’interdiction, envoyée par Sr Mary Joseph, la Provinciale de Ranchi.)

"Alors que je m’assieds pour écrire quelques lignes sur la deuxième vague de Covid-19 et son impact négatif sur les vies humaines en Inde, je suis distraite et affligée par la sirène des ambulances qui circulent sur la route pour emmener les patients de l’hôpital ou à l’hôpital, pour les faire admettre quelque part pour un traitement. La situation est très mauvaise et devient incontrôlable de jour en jour. Le nombre de cas d’infection ne cesse d’augmenter, les hôpitaux sont débordés, les lits ne sont pas disponibles, les médicaments nécessaires sont introuvables dans les magasins médicaux, l’approvisionnement en oxygène n’est pas suffisant... Les autorités font de leur mieux, mais ne parviennent pas à maîtriser la situation. Contrairement à la première vague de Covid-19, la seconde est mortelle et le taux de mortalité est très élevé. En lisant les nouvelles et en regardant à la télévision ce qui se passe dans le pays, nous ne cessons d’appeler le Seigneur pour implorer sa miséricorde et sa compassion pour le monde...

Les départs de nos deux Sœurs en deux jours, victimes du Covid, nous ont dévastées... Au milieu de la douleur, du chagrin, de l’incertitude, de l’anxiété et de la peur, ce que nous réalisons, c’est qu’il n’y a rien sur cette terre qui puisse nous soutenir... Dieu seul ! Dieu a un plan pour nous !

En ce moment, nous prenons appui sur les paroles du psalmiste : « Le Seigneur est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu » (Ps 34,19). Nous trouvons du réconfort dans le livre de l’Apocalypse (21, 4) : « Il essuiera toute larme de leurs yeux. »

Nous sommes reconnaissantes à nos Sœurs du monde entier d’être avec nous pendant cette période douloureuse de la vie de la Province. Nous nous souvenons de vous et vous remercions de votre soutien dans la prière par des appels téléphoniques, des messages et des paroles de consolation. Que le Seigneur vous bénisse, vous accorde une bonne santé et vous protège à l’ombre de ses ailes !"



Coronavirus en Inde

Bruxelles

26 avril 2021

Chères Sœurs,

Plusieurs d’entre vous nous ont contactées pour s’informer de la situation en Inde et nous ont assuré de leur soutien dans la prière pour le pays et pour nos Sœurs des Provinces de Ranchi et de Delhi en particulier. Je vous remercie beaucoup de votre intérêt et de votre sollicitude.

Je n’ai pas besoin d’entrer dans les statistiques de la situation de pandémie dans le pays. Les médias en parlent abondamment et je suis sûre que vous êtes bien informées.

Si l’on en croit les nouvelles en provenance des deux Provinces, nos Sœurs traversent une période très difficile, comme nous pouvons le comprendre. Les départs soudains de Sœur Crescentia Xalxo et de Sœur Lidwin Mary Rodrigues, rapidement l’un après l’autre, ont été un choc brutal pour toutes les Sœurs. Dans les deux Provinces, il y a un profond sentiment de douleur et de chagrin de les avoir perdues à cause du virus. Bien que plusieurs Sœurs de différentes communautés aient été testées positives, leurs symptômes s’avèrent légers et elles sont en voie de guérison.

Nos Sœurs de l’hôpital « Mercy » de Jamshedpur vivent au quotidien la réalité de l’augmentation des cas de Covid-19, car elles ne sont pas en mesure d’accueillir les patients qui viennent se faire soigner à l’hôpital.

L’aggravation de la situation dans le pays est à la fois effrayante et alarmante pour tout le monde : augmentation rapide du nombre d’infections, d’hospitalisations et de décès, installations insuffisantes pour la prise en charge les malades, personnel de santé surchargé et épuisé, un gouvernement de droite qui est préoccupé par un programme qui lui est propre... Les malheurs sont nombreux !

Je n’ai pas besoin de dire que tout cela est très inquiétant pour nous tous. Le Seigneur seul sait pourquoi les choses se passent de cette manière. Nous restons unies à Lui et les unes aux autres pendant cette période de crise et nous prions pour avoir la force et le courage de rester pleines de foi et d’espoir.

Affectueusement,

Sœur Lucy Jacob

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Voeux de Pâques

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Une fois de plus, mes très chères Sœurs,

nous vivons les célébrations de Pâques

dans le contexte de la pandémie.

Mais heureusement, la Lumière brille à travers

les "nuages sombres" de notre monde !

Pâques, un symbole d’Espérance, de Renouveau et de Vie Nouvelle !

 

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Sr Lucy Jacob

Généralat, Bruxelles

 


Echo

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* Le 4 février, la Communauté du Généralat a célébré le 73èmPNG - 485.4 kbe anniversaire de l’Indépendance du Sri Lanka. Le Sri Lanka est devenu indépendant de la domination britannique le 4 février 1948. Le matin, nous avons eu une prière très riche de sens, en particulier pour le peuple et le gouvernement du Sri Lanka. Dans la soirée, Sr Deepthika a présenté l’histoire et la culture du Sri Lanka à l’aide d’un Powerpoint. C’était intéressant et instructif.

* Comme vous le savez, les déplacements sont limités à cause du coronavirus : nous devons donc trouver d’autres moyens pour rester en contact les unes avec les autres et poursuivre notre mission. Sœur Lucy Jacob a été très occupée par les visites canoniques aux Provinces/Régions par Internet. En février et mars, elle communiquait avec nos Sœurs au Sri Lanka. Pour beaucoup de nos Sœurs, c’était une nouvelle expérience, mais elles s’y sont habituées progressivement et ont été heureuses d’apprendre à utiliser la technologie.

* Le 2 février est, comme vous le savez, dédié à la vie consacrée dans l’Église. Cette journée a été célébrée en communauté dans la simplicité et la joie. Nous avons eu le privilège d’avoir, dans la communauté, la célébration eucharistique présidée par notre Curé. Nous sommes entrées dans la chapelle en procession avec une bougie allumée en signe de témoignage et nous avons confié à Dieu toutes les personnes consacrées, en particulier les SCJM. 

* Melle Hilde Baccarne, membre du secrétariat du Généralat, a pris sa pension le 25 février 2021. Elle a travaillé avec nous pendant ces 15 dePNG - 1.6 Mbrnières années. Le soir du 24 février, la Communauté a organisé pour elle un programme d’adieu tout simple. Sœur Lucy et Sœur Kim- Chi l’ont remerciée en exprimant leur appréciation et leur gratitude pour son service. Nous avons passé un peu de temps ensemble avec Hilde autour d’une tasse de café. La Congrégation lui est reconnaissante pour son service désintéressé au secrétariat.

* Après une longue période, Sœurs Sushila Toppo et Noreen Fazal ont pu venir passer un peu de temps avec la Communauté de Généralat. Leur présence, le jour de l’anniversaire de Sœur Rosily, a amplifié notre joie. Pendant qu’elles étaient ici, elles ont également aidé Sr Kim-Chi à accomplir certaines tâches du secrétariat. Toutes les deux ont fait l’expérience, pour la première fois, de voyager en train de Gand à Bruxelles. Elles arrivent à trouver leur chemin en Belgique.

* Sœur Yvonne Ngomba Lukusa d la Vice-Province du Rwanda et Sœur Teresa Xuan de la Région Notre-Dame de Lavang au Vietnam suivent, par internet, un programme pour formatrices organisé à Rome. Elles ont commencé leur programme en février 2021. Actuellement, Sœur Yvonne est à Nyamata, dans la Maison Vice-Provinciale et Sœur Xuan est à la Maison Placide, à Ho Chi Minh Ville.

* Sœurs Fatima Peiris du Noviciat Interprovincial Asiatique, Pratima Kujur de la Province de Delhi, Noreen Peter et Rufina Fayaz du Pakistan et Suman Toppo du Vietnam bénéficient également de divers programmes de formation en ligne offerts par le Centre Emmaüs aux Philippines.

* Sœur Suzy Spaenhoven de la Région du Mali est arrivée en Belgique le 21 mars pour son congé. Nous lui souhaitons un séjour heureux et agréable en Belgique.

* Comme beaucoup d’autres pays, la Belgique est également confrontée à une recrudescence des cas de coronavirus. Nous sommes maintenant face à une troisième vague. En conséquence, davantage de restrictions sont mises en application dans le pays.

* Une par une, les Sœurs du Généralat ont commencé à se faire vacciner. Une fois l’invitation reçue, la personne est priée de prendre rendez-vous en ligne dans l’un des nombreux centres de vaccination ici à Bruxelles.

* Malgré toutes les restrictions, nous avons le privilège d’avoir les services de la Semaine Sainte dans notre propre chapelle. Notre Curé, un véritable berger pour son troupeau, est parmi nous cinq fois par semaine pour la célébration eucharistique. Deux autres prêtres viennent célébrer la messe les autres jours.

Même si nous sommes contraints de célébrer une autre fête de Pâques dans des conditions de confinement, l’esprit de Pâques transcende toutes les restrictions.

 

Aussi, nous vous souhaitons à toutes les bénédictions

 

de ce grand événement : AMOUR, PAIX, JOIE  !

 

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Souhaits de Carême

16/02/2021

Nous sommes au seuil d’une autre période très importante de notre cheminement de foi - le Carême.

Durant ce Carême, en se concentrant sur les trois vertus théologales, le Pape François nous invite à "renouveler notre foi, à puiser l’eau vive de l’espérance et à recevoir le cœur ouvert l’amour de Dieu".

Dans ses réflexions, il nous rappelle que le Carême est un chemin de conversion. C’est un temps pour :

  • Croire - pour recevoir Dieu dans notre vie et pour le laisser “établir sa demeure” en nous.
  • Espérer - pour recevoir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour.
  • Aimer - pour prendre soin de ceux qui souffrent ou se sentent abandonnés... pour dire des mots rassurants et faire sentir aux autres que Dieu les aime comme ses fils et ses filles.

L’appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de jeûne, de prière et de partage de nos biens, poursuit-il, nous aide, en tant qu’individus et communautés, à "revisiter la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père".

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(Extrait du message du Saint-Père François pour le Carême 2021)

 

Que le Seigneur vous accorde en abondance les dons de la Foi, de l’Espérance et de l’Amour en ce temps de Carême !

 

Sr Lucy Jacob
Généralat, Bruxelles

 


Echo

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  • Sr Lucy Jacob a effectué la visite canonique dans la Province du Pakistan de manière « virtuelle » (par Internet) du 1er au 15/12/2020. D’une manière générale, cette première expérience dans la Congrégation a été positive. Actuellement, la Province compte 53 Sœurs, dont une Sœur en Belgique et une autre au Noviciat International Asiatique aux Philippines.
  • La période de l’Avent a été un temps pendant lequel la Communauté a prié spécialement pour les victimes de la pandémie, les pauvres et pour tous les laissés pour compte. JPEG - 267.1 kb

Contrairement à d’autres années, la Communauté n’a pas organisé la célébration des “Amies de Noël”, en esprit de solidarité avec le monde qui souffre de la pandémie. A cette intention, la Communauté a partagé avec les pauvres de la paroisse de Saint-Gilles et une famille indigente de Melle ce qui était prévu pour cette organisation.

Comme le Gouvernement belge n’a pas encore levé les mesures de restrictions prises par rapport aux célébrations eucharistiques, le curé de la paroisse de Saint-Gilles, l’Abbé Michel Christiaens, est venu célébrer l’Eucharistie de Noël dans la Communauté. C’était dans la simplicité, la fraternité et la joie que la Communauté a fêté la naissance de l’Emmanuel, Dieu-avec-nous.

  • La journée du 31 décembre 2020 a été consacrée à la récollection en action de grâce pour les bienfaits reçus de Dieu pendant l’année 2020.

A cette même date, Sr Sylvia Chabala a été conduite aux urgences à l’hôpital Saint-Pierre pour y recevoir des soins. Elle a subi une intervention chirurgicale. Tout s’est bien passé. Après sa sortie de l’hôpital, elle a été conduite dans la Communauté “Maria-ten-Doorn” à Eeklo pour y passer son temps de revalidation. La Communauté du Généralat remercie toutes les Sœurs qui l’ont portée dans la prière durant sa maladie. Merci à Sr Birgit Goslain d’avoir accueilli Sr Sylvia dans la Province néerlandophone pendant son temps de convalescence.

Le Nouvel An a été également célébré dans la simplicité et dans la fraternité. Une messe d’ouverture de l’année a été célébrée en Communauté.

  • Le 06/01/2021, très tôt le matin, vers 4 heures, la Communauté a eu la visite des voleurs qui sont entrés par la fenêtre du réfectoire, du côté où il n’y avait pas de déclencheur d’alarme. Ils ont emporté le projecteur qui était dans le bureau de Hilde Baccarne, l’assistante de la Secrétaire générale, et un sac de voyage qui était dans la chambre de Sr Martine Krichel. Ils étaient sans doute en quête d’argent et n’en ont pas trouvé. La police est passée ensuite pour faire le constat. Cette situation a amené la Communauté à placer un déclencheur d’alarme dans la pièce par où les voleurs sont entrés.
  • Pour la toute première fois, le Gouvernement Général a organisé le processus de consultation, les nominations et l’installation de la nouvelle équipe provinciale de la Province du Pakistan du 2/01/2021 au 15/01/2021 de manière « virtuelle », par Internet. Sr Deepthika Silva et Sr Roshni Barla ont été déléguées par la Supérieure Générale pour animer la nouvelle équipe provinciale et lui donner les orientations à suivre pour les 4 années à venir.

Nous présentons nos vives félicitations à la nouvelle équipe : Sr Victoria Rehmat (SP), Sr Genevieve Ram Lal, Sr Samina Anwar, Sr Clara Sharif, et Sr Maria Shaukat (CP).

  • Du 08 au 25/01/2021, après les nominations au Pakistan, Sr Lucy Jacob a poursuivi sa mission au Vietnam par la visite canonique virtuelle. La Région du Vietnam compte actuellement 20 Sœurs professes, y compris deux junioristes qui sont aux Philippines et Sr Kim-Chi Duong qui est au Généralat, 2 novices et 6 postulantes.
  • Nouvelles du coronavirus

On parle déjà d’un nouveau variant du virus qui est apparu dans différents pays. Le Gouvernement belge a pris quelques mesures pour la sécurité et pour prévenir la transmission du virus : entre autre, le couvre-feu de 21h00 à 6h00 du matin. Les nouveaux cas d’infection augmentent toujours, mais il y a moins de décès. Outre l’observation des "mesures barrières", les restrictions pour les différentes célébrations ne sont pas encore levées. Pour les messes dominicales, seulement 15 personnes au maximum peuvent participer à la messe.

  • Comme vous le savez, la Communauté du Généralat est composée de six nationalités : belge, indienne, congolaise, sri-lankaise, vietnamienne et zambienne. Comme de coutume dans la Communauté, nous célébrons la fête nationale de ces pays, en communion avec leur population. JPEG - 234 kb

Le 26/01/2021, la Communauté a célébré le Jour de la République de l’Inde. C’est au premier “JOUR DE LA REPUBLIQUE”, le 26/01/1950, que les “Constitutions de l’Inde” ont été appliquées. L’Inde est devenue une République Souveraine, Socialiste, Laïque, Démocratique et assure la justice, la liberté, l’égalité et la fraternité à tous ses citoyens. Aussi connue sous le nom Gantantra Diwas, cette journée est célébrée par des festivités telles que le célèbre défilé de la République de Delhi à Rajpath, qui honore les forces militaires indiennes et le riche héritage culturel.

La journée a commencé avec une belle célébration liturgique à cette intention. Un repas simple était préparé selon la culture indienne.

La journée s’est terminée par une soirée au cours de laquelle la Communauté a regardé le défilé qui avait eu lieu à cette occasion à Delhi.

“Cor unum anima una”

Journée mondiale de la Vie Consacrée

Chères Sœurs,

À l’occasion de la "Journée mondiale de la Vie Consacrée" le 2 février, la Congrégation pour la Vie Consacrée écrit à toutes les personnes consacrées et nous invite à prendre à cœur le message du Pape François dans son encyclique Fratelli tutti, et à le placer au centre de notre vie, de notre formation et de notre mission.

Pour citer la lettre, « Nous ne pouvons plus ignorer cette vérité : nous sommes tous frères et sœurs et nous le disons dans le Notre Père, peut-être pas très consciemment, car “sans une ouverture au Père de tous, il n’y aura pas de raisons solides et stables à l’appel à la fraternité." » (N° 272)

La lettre est donnée ci-dessous dans son intégralité. Je sais que nous sommes toutes engagées dans une lecture sérieuse de ce document, tout en y réfléchissant et en considérant ses implications sur la vie de notre Congrégation. Cette lettre de Rome est un nouveau rappel pour nous ! Donnons-lui sincèrement l’importance qu’elle mérite dans notre vie d’aujourd’hui.

Affectueusement,

Sœur Lucy Jacob


Vœux du Généralat

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Sr Lucy Jacob et son Conseil,
Membres de la Communauté du Généralat

Nouvelles du Généralat

Novembre 2020

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Quelques partages sur la célébration de la semaine "Laudato Sí"

Novembre 2020

La Province de Delhi a célébré la semaine "Laudato Sí" en prenant un temps de qualité pour la prière, la lecture et la réflexion à l’aide du matériel fourni, de vidéos et d’hymnes porteurs d’inspiration. La créativité, la nouveauté, le caractère unique, l’enthousiasme, l’intérêt et l’urgence avec lesquels les communautés ont répondu à l’appel pour prendre soin de notre "maison commune" étaient dignes d’éloges. Chaque jour, les communautés ont choisi des thèmes de prière différents : les cinq éléments de la nature, « Protéger la nature pour l’avenir », « Pas de Terre, pas de vie », « Penser globalement, agir localement », etc. JPEG - 99 ko
Quelques communautés sont résolues à intensifier leurs efforts pour susciter la bonne volonté du personnel, des étudiants, des parents et des collègues afin qu’ils deviennent leurs partenaires actifs dans le projet "Guérir la Terre Mère qui crie détresse". Le dernier jour de la Semaine, pendant la prière et la réflexion, les sœurs de la Province ont examiné leur style de vie et l’impact de leur comportement et de leurs décisions irréfléchies en ce qui concerne la nourriture, l’eau, l’énergie et les autres biens matériels de la terre. "Cela a éveillé notre conscience : reconnaître nos péchés contre la création et être vraiment désolées pour notre négligence et notre indifférence envers la Terre, qui gémit sous la pression de l’insensibilité humaine".

La Vice-Province du Rwanda a partagé ce qui suit :

JPEG - 366.9 kbLe thème "Le tissu de la vie : la biodiversité comme une bénédiction de Dieu" nous a aidées à méditer sur les faits essentiels de la création : la création vient de Dieu et nous en faisons partie. Ce qui arrive à la création nous arrive à tous aussi. Saint Bernard de Clairvaux voyait la Bible et la nature comme deux livres dans lesquels Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa beauté et de sa bonté ; la nature nous parle et nous montre la présence de Dieu. Cette prise de conscience nous rapproche de notre maison commune.

Au cours de la semaine Laudato Sí, les communautés de la Vice Province se sont unies dans la prière avec la communauté chrétienne du monde entier pour prier pour et avec la terre. Nous avons reconnu que plus nous sommes unies à Dieu, plus nous sommes proches de la nature. Dans toutes les communautés, nous avons décidé de veiller à l’économie d’eau, à la propreté de notre environnement, au tri des déchets, et à la protection des plantes et des arbres du jardin. D’une manière particulière, avec de l’aide des Sœurs, quelques femmes ont appris à faire un potager dans des sacs, à préserver l’eau et à obtenir une bonne productivité dans un petit espace.

La Province Saint-Bernard a partagé que pour lancer la semaine "Laudato Sí", quelques communautés ont regardé de courtes vidéos, dont une sur l’encyclique elle-même. Dans le contexte de la catastrophe écologique, nous écoutons l’invitation du pape François à unir nos efforts pour la protection de notre maison commune. Nous comprenons que nous ne pouvons surmonter ces défis mondiaux qu’en faisant preuve de solidarité les uns envers les autres. JPEG - 120.6 kbEn tant que Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie, notre charité se manifeste non seulement envers les personnes vulnérables, mais aussi envers l’ensemble de la création de Dieu. Cette compréhension a influencé toutes nos communautés et chacune s’est engagée à apporter sa contribution pour protéger la Terre notre mère.

La semaine "Laudato Sí" n’est pas passée inaperçue dans nos communautés. Cela s’est manifesté de différentes manières :

- Prière dans et avec la nature : Quelques communautés ont passé une heure de méditation en contact profond avec la nature, en contemplant le soleil levant, écoutant le chant des oiseaux et l’expression des animaux, admirant la diversité des fruits, des fleurs et des herbes, toute la création qui louait le Créateur !

- Nous avons vu l’urgence d’aimer, respecter, protéger et prendre soin de la Terre, parce qu’elle est notre mère.

- Dans le contexte de notre pays, certaines plantes nourrissent notre vie de nombreuses façons, comme par exemple :JPEG - 114.6 kb

  • Le bananier : Cette plante meurt dès qu’elle donne des fruits. C’est ce que nous sommes appelées à vivre : mourir à soi-même, donner la vie aux autres par des services gratuits et le don de soi afin que l’autre puisse s’épanouir grâce à ma présence.
  • Le palmier : C’est une plante très utile et très forte qui tient le coup même si elle est au milieu d’autres arbres qui peuvent l’étouffer. C’est une invitation à être fort et solide, à s’accrocher dans la joie comme dans la douleur.
  • o Le papayer : C’est un arbre qui a besoin d’être planté à une grande profondeur dans le sol. Ses fruits reposent les uns sur les autres, quel que soit leur poids ou leur forme. Il nous invite à nous enraciner dans la prière, à nous soutenir et nous aider mutuellement, à nous accepter et à nous aimer, quelles que soient nos différences.

La réponse appropriée à cette prise de conscience est la conversion écologique : souci de la nature, justice pour les pauvres, engagement envers la société et paix intérieure. C’est une façon d’écouter le cri de la création, de reconnaître la contribution que chacune de nous peut apporter pour protéger la Terre, notre maison commune.

Voici quelques-unes des décisions concrètes prises par différentes communautés :

- Prier avec la nature

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- Planter des arbres sur nos terres pour lutter contre la crise économique. Nous avons planté beaucoup plus d’arbres fruitiers afin de pouvoir partager leurs fruits avec différentes communautés et ceux qui nous entourent

- Renforcer le travail des jardins potagers et l’entretien des jardins de fleurs

- Séparer les déchets dégradables et non dégradables afin de faire du compost, des aliments pour les animaux et de l’engrais pour nos jardins

- Nous engager à nettoyer et à entretenir notre environnement. JPEG - 279.6 kb

La Région du Mali a partagé qu’en réponse à la lettre de la Supérieure Générale et en union avec la communauté catholique mondiale, dans la prière et la solidarité, chaque communauté de la Région du Mali a célébré la semaine Laudato Sí, malgré le confinement et les couvre-feux. Notre réponse s’est concrétisée par les activités suivantes :

- Adoration, prière du rosaire, une heure d’adoration spéciale chaque jour pour implorer la miséricorde de Dieu pour le monde

- Planter des arbres fruitiers, prendre soin de notre potager, utiliser des engrais naturels

- Réciter la prière du Pape François pour la santé des malades tous les jours après les Vêpres, en union avec les victimes du Covid-19.

- Dans le respect de la nature et pour montrer notre amour pour notre mère la Terre, nous collectons et recyclons les déchets et les réutilisons différemment.

La communauté "Marie-Auxiliatrice" à Miabi, dans la Province Saint-Vincent de Paul, a partagé qu’une partie de sa célébration de la Semaine Laudato Sí a consisté à désherber le jardin communautaire et à planter une plante paratonnerre (Ginkgo biloba) aux quatre coins de la maison.

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Bonne fête de notre Fondation !

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À l’occasion de l’anniversaire de la Fondation de notre Congrégation,

Je souhaite à chacune d’entre vous une journée très heureuse et bénie !

La famille des SCJM tient bon

sur des fondations simples et enracinées dans la foi, 

telles qu’elles ont été posées à Lovendegem il y a 217 ans ; 

elle grandit et s’élargit malgré les nombreuses tempêtes de la vie !

 Que Dieu, notre Père, 

Père Pierre-Joseph Triest et Mère Placide, nos Fondateurs,

trouvent en chaque SCJM une raison de se réjouir,

aujourd’hui et tous les jours !

Sr Lucy Jacob

Bruxelles / 04.11.2020


Quelques aperçus de notre vie avec le coronavirus dans la Congrégation

Octobre 2020

La pandémie du Covid-19 continue !

"Ne nous y trompons pas : notre lutte contre le coronavirus est loin d’être terminée... Près d’un million de décès ont été directement liés à la maladie... Une pandémie mondiale requiert un effort mondial pour y mettre fin. Aucun d’entre nous ne sera en sécurité tant que tout le monde ne le sera pas". Tels sont les propos d’Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne.

Les informations des médias sur les statistiques de la pandémie en constante évolution sont à notre disposition quotidiennement, voire heure par heure. On nous rappelle sans cesse notre responsabilité à réduire autant que possible les contacts avec les autres personnes, en restant chez nous, en travaillant à domicile lorsque cela est possible et en observant la distanciation sociale afin de contenir la propagation de la maladie.

Les extraits ci-dessous vous donneront un aperçu de la vie dans la Congrégation alors que nous continuons à vivre avec l’inévitable réalité du Covid-19.

Sœur Lucy Jacob

Bruxelles

Belgique : Tout d’abord, nous sommes heureuses de dire que, pour le moment, aucune Sœur de la Belgique n’est malade du Covid-19. Malheureusement, le nombre d’infections en Belgique fait qu’une grande partie du pays est aujourd’hui considéré comme « zone rouge ». La courte période d’"oxygène" du mois de juin est maintenant totalement dépassée et les autorités annoncent à nouveau des mesures très strictes pour arrêter la vague. Cependant, tout est fait pour maintenir en activité les services médicaux, protéger les maisons de retraite contre le virus et pour permettre aux écoles de rester ouvertes le plus longtemps possible.

Il est regrettable qu’à mesure que les infections augmentent, toutes les activités doivent cesser : une réunion avec Mgr Lode Van Hecke, le nouvel évêque de Gand, dans notre Maison Mère est annulée. La plupart des Sœurs attendaient cette rencontre personnelle avec l’Évêque. Nous avions également prévu une célébration commémorative des Sœurs qui sont décédées pendant la pandémie - celle-ci doit maintenant être reportée à une autre date. Il en va de même pour la rencontre du Nouvel An. C’est pénible pour les Sœurs qui ont besoin de la compagnie d’autres Sœurs. Les possibilités virtuelles ne peuvent pas remplacer les rencontres chaleureuses et personnelles entre les Sœurs.

Angleterre et Irlande : Le Gouvernement anglais nous a prévenus que des restrictions plus strictes que celles déjà en place pourraient être nécessaires ; nous attendons donc le pire, qui pourrait être un confinement total comme celui que nous avons connu en mars dernier, au début de la pandémie. À ce jour, le confinement est localisé dans ce que l’on appelle les "points chauds" dans différentes parties du pays.

En Irlande, la situation est extrêmement préoccupante. À partir du mercredi 21 octobre à minuit, le pays est passé à son niveau de confinement le plus élevé pendant six semaines. Cela signifie que les visites de maisons ou de jardins privés ne seront pas autorisées et qu’il n’y aura pas de rassemblements, à l’exception des mariages et des enterrements étroitement contrôlés.

Nos Sœurs, dans les deux pays, suivent les directives de leurs gouvernements respectifs, tout comme les directeurs de nos maisons de soins à Rosglas (Irlande) et Ansdell (Angleterre). Jusqu’à présent, aucune Sœur ni personne de nos maisons de soins n’a contracté la maladie, Dieu merci, et cela est dû en grande partie à notre excellent personnel laïc qui suit les recommandations des Ministères de la santé et des Gouvernements.

Ranchi : Le coronavirus ne fait pas de discrimination ! Beaucoup de nos Sœurs ont également été infectées par le Covid-19. La première SCJM testée positive était à Hulhundu. Il y a eu un sentiment de peur et d’inquiétude sur le campus. D’autres tests ont été effectués et 10 Sœurs ont été trouvées positives au virus, ainsi que 8 membres du personnel. Les Sœurs infectées sont restées isolées dans un bâtiment séparé et ont été prises en charge par d’autres Sœurs et nos aides ménagères. À Jamshedpur, 18 Sœurs de l’hôpital Mercy ont été testées positives, en plus de quelques médecins, infirmières, techniciens et autres collaborateurs.

Dès qu’une personne est testée positive, elle est isolée. Certaines ont besoin d’environ 45 jours pour se rétablir, tandis que d’autres ont besoin de 21 jours ou un mois pour se remettre et reprendre le service. Il est difficile pour l’hôpital de fonctionner alors qu’il y a un manque de personnel pour gérer et traiter l’afflux de patients.

L’hôpital a créé des services séparés pour les patients atteints du Covid-19. À l’heure actuelle, le nombre de cas de Covid-19 a diminué. Cependant, le danger que représentent l’admission et le traitement de patients sans test de dépistage du coronavirus continue d’effrayer le personnel. Avec l’arrivée de l’hiver, le nombre de cas positifs pourrait augmenter, mais les gens apprennent à « vivre avec » et les hôpitaux se préparent à traiter les cas avec plus de confiance.

Delhi : Dans la Province, les Sœurs font un effort pour faire face à la réalité. Vaccinées par le précieux sang de Jésus-Christ, nous continuons nos apostolats. Les cours en ligne battent leur plein. Les étudiants et les enseignantes sont occupés, tout comme les infirmières et les travailleuses sociales de la Province : oubliant leur propre santé, elles offrent leurs services sans compter.

Actuellement, il y a une Sœur dans chacune des Communautés du couvent du Sacré-Cœur et d’Ashirbhawan à Amritsar et du Provincialat à Delhi qui ont été testées positives au Covid-19, et trois autres qui ont quelques symptômes légers. Toutes prennent des médicaments et sont en isolement. Toutes les Sœurs de ces Communautés sont en quarantaine. 

C’est une expérience unique que d’être mis en quarantaine dans sa propre maison. Parfois, nous considérons la vie communautaire comme allant de soi. Quand nous pouvions être ensemble pour la prière, l’Eucharistie, les repas, les loisirs et d’autres activités, nous ne nous sommes jamais suffisamment rendu compte de la valeur de la vie en communauté. Aujourd’hui, bien que nous soyons physiquement éloignées, nous sommes unies dans la prière et nous communiquons entre nous par Internet, ce qui est vraiment un soulagement. 

Sri Lanka : Alors que le pays s’adaptait à une nouvelle normalité avec tous les changements inévitables, le virus a soudainement refait surface le 4 octobre. Comme le nombre de cas de Covid-19 augmente rapidement, les centres de quarantaine se multiplient et certains hôpitaux et services sont transformés en unités d’isolement et de traitement du Covid-19.

Alors que cette deuxième vague effraie le pays, l’invitation de Jésus qui nous est adressée : "M’aimes-tu ?... Prends soin de mes brebis" est devenue un critère d’orientation. Notre réponse optimale à ce moment de l’histoire est notre prière pour tous ceux qui sont infectés par le nouveau coronavirus, pour ceux qui sont exposés au virus et pour ceux qui sont au service des patients. Les SCJM passent plus de temps à genoux en essayant par tous les moyens possibles d’atténuer la souffrance des gens, en particulier des pauvres et des chômeurs. Les personnes dont nous nous occupons, en particulier les personnes âgées, les enfants et le personnel, sont prises en charge. Le jardinage domestique est en plein essor car nous cultivons nos propres fruits et légumes frais. Nous passons plus de temps au sein de la Communauté : nous prions, nous travaillons et nous prenons du temps les unes pour les autres tout en explorant de nouvelles voies, car le Covid-19 invite tout le monde à une importante prise de conscience.

Pakistan : Au Pakistan, le Covid-19 semble exister seulement dans les journaux ! Les gens se déplacent sans masque et sans aucune autre mesure de précaution ! Certaines mesures sont prises dans les établissements d’enseignement, les hôpitaux et les banques. Selon les nouvelles, il y a de nouveaux cas d’infections au Covid-19 à Karachi et Islamabad, et un confinement judicieux a été mis en place dans les zones touchées.

Les écoles sont ouvertes par étapes, en commençant par trois classes supérieures des écoles secondaires et en faisant venir les autres classes au bout d’une semaine ou deux selon le lieu et la situation. Les écoles des petites villes telles que Hafizabad, Kasur et Yohannabad accueillent toutes les classes, tandis que les autres les accueilleront début novembre. Nous ne pouvons pas avoir plus de 20 élèves par classe ; toutes les classes sont donc divisées en deux groupes et les élèves viennent à l’école un jour sur deux.

Par la grâce de Dieu, toutes nos Sœurs restent en bonne santé et ne sont pas affectées par le virus. Nous vivons un jour à la fois avec l’espoir que le Père miséricordieux aura pitié de notre monde en nous délivrant bientôt de cette pandémie afin que nous puissions à nouveau vivre normalement.

Philippines : Les défis de chaque jour ne cessent de nous rappeler et nous sensibiliser à la réalité de la vie autour de nous ; les pauvres s’appauvrissent chaque jour davantage, sans possibilité de travailler pour gagner leur vie. Lorsque la situation semblait s’améliorer, une augmentation inattendue des cas de Covid-19 nous a obligés à annuler ou à reporter des projets déjà élaborés. Les écoliers ont des cours en ligne ; mais peu d’entre eux peuvent bénéficier de cette facilité.

Le gouvernement conseille aux gens de s’occuper des malades chez eux. La vie ne va pas être facile et elle devient de plus en plus compliquée. Tout le monde se pose la même question : combien de temps faut-il continuer comme ça ? Nous confions notre vie entre les mains de Dieu parce qu’il est le seul à savoir ce qui est le mieux pour nous.

Vietnam : La pandémie a apporté une fois de plus du désordre dans notre vie quotidienne ! La paroisse de Nam Hoa a fermé sa porte et les célébrations eucharistiques n’ont pas eu lieu. Il y a eu seulement quelques prières à différentes heures de la journée. Cependant, certaines paroisses situées à une distance de marche avaient la messe quotidienne et pouvaient accueillir de 30 à 35 personnes au maximum. Nous avons donc pris le risque d’y aller, pour ne pas être en retard et être enfermées dehors comme les vierges insensées qui n’ont pas pu assister au banquet avec l’Époux. Cela a duré une quinzaine de jours et nous avons pu de nouveau assister à la messe dans la paroisse. Pour l’instant, la situation est jugée normale et sous contrôle.

Rwanda – Burundi : Partout, nous pouvons voir que la vie recommence, avec beaucoup de constructions en cours, les enseignants et les élèves dans la fièvre de la reprise des cours… Cependant, le respect des restrictions sont toujours de rigueur : garder la distance sociale d’au moins 1m, porter un masque, se laver les mains, ne pas se serrer la main ni s’embrasser (cette mesure nous semble très difficile à observer et porte atteinte à notre culture de se serrer la main et de s’embrasser à tout moment).

De notre côté, comme SCJM, étant pleinement engagées dans notre apostolat, nous continuons nos prières supplémentaires et nos œuvres de miséricorde. Nous nous en souvenons dans nos prières et sommes solidaires des peuples des autres pays où la pandémie continue à causer beaucoup de pertes humaines.

Quant au Burundi, tandis que le monde entier était bouleversé et paniqué par la pandémie du Covid-19, lui a gardé son calme. Pas de confinement comme ailleurs, pas de fermeture des églises ni des écoles…, le travail et la vie ont continué comme d’habitude. Mais, au mois de juin dernier, la pandémie a été déclarée « l’ennemie publique numéro 1 » par le nouveau régime burundais. Parmi les mesures d’accompagnement, celui-ci a décidé de subventionner de moitié le prix du savon et de l’eau. Actuellement, le Gouvernement a toutefois recommandé à la population de ne pas baisser les bras devant cette « ennemie imprévisible ».

Mali  : Toujours attentives à la situation, nous nous sommes tenues informées de l’actualité. Mais lorsque nous avons appris que la pandémie se propageait rapidement dans le monde, la peur, l’angoisse et l’inquiétude ont commencé à habiter nos cœurs.

Depuis l’enregistrement des premiers cas, nous avons demandé à nos travailleurs de rester à la maison, jusqu’à nouvel ordre. Alors nous avons commencé à faire nous-mêmes tous les travaux : la cuisine, le jardinage, l’élevage, etc. … La majorité de la population ne croit pas à la maladie. Bien qu’il y ait des cas, des morts, la population vit comme si de rien n’était. Quelques-uns se moquent de nous quand ils nous voient porter les masques. Il y a une confusion totale, mais de notre côté, nous faisons tout pour être prudentes.

Chaque mercredi, nous faisons une adoration de 30 minutes à l’intention de toutes les personnes touchées par cette maladie, en implorant la protection divine sur elles. Malgré la peur qui nous habite chaque jour, nous sentons la présence de Dieu au milieu de nous. Cela nous donne le courage de sortir pour faire au moins des petites courses au marché. La population nous encourage en minimisant la maladie. Malgré cela, nous prenons souvent des précautions pour ne pas nous laisser contaminer.

St. Bernard, RD Congo : Les messages sur les mesures de protection fusent de partout…

L’un des principaux moyens par lesquels Caritas, l’Eglise locale ainsi que les communautés religieuses, y compris les Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie, dans leurs milieux respectifs, aident les communautés à se protéger contre le Covid-19 est de s’assurer qu’elles sont munies de bonnes informations qui les aident à sauver des vies.

Notre expérience du virus Ebola nous a beaucoup aidés parce que les mesures prises pour arrêter la propagation du Covid-19 sont similaires à celles prises contre l’Ebola, mais en mettant davantage l’accent sur le port du masque, le confinement et la distanciation sociale.

Il est vrai que c’est un nouveau mode de vie auquel nous devons nous habituer : nous promener avec les masques, nous laver souvent les mains, ne pas nous serrer la main …, toute une éducation à suivre pour accéder à différents lieux publics. Nous apprenons chaque jour à vivre avec le coronavirus et à le vaincre. Qu’ils soient élèves ou enseignants, dans des écoles publiques ou privées, tous ont repris le chemin de l’école le lundi 12 octobre. Comme nombre de leurs camarades dans le monde, les élèves congolais vont devoir se plier à de nouvelles règles quotidiennes : port du masque, etc.

St. Vincent, RD Congo  : Le retour à la vie normale est autorisé dans le respect des mesures barrières et en suivant les modalités fixées par les équipes de riposte, comme le contrôle des températures à chaque entrée, le lavage des mains, le port obligatoire des masques dans les places publiques, la désinfection régulière des lieux d’activités… Pour le moment, la tendance générale est le relâchement, surtout par rapport au port des masques, alors que les nouveaux cas sont encore détectés, de temps en temps, dans les zones déjà infectées.

Dans la Province, en général, la vie reprend au ralenti. Nous avons effectué localement des changements plus restreints pour éviter d’engager trop de dépenses. Notre style de vie a complètement changé, ce qui exige de nous de revoir le vécu de nos vœux. Nous avons minimisé le coût des dépenses. Nous sommes toutes engagées à sensibiliser les autres sur le respect des mesures barrières dans nos Communautés ; nos écoles et hôpitaux. Positivement, il y a la prise de conscience et l’engagement de chacune à valoriser le jardin, les champs, l’élevage et, dans l’avenir, à envisager les Communautés agro-pastorales afin de diminuer les dépenses.

Par rapport à notre Charisme, la pandémie a un impact : dans nos institutions sanitaires où œuvrent nos Sœurs, il n’y a pas eu de cas de Covid-19. Comme SCJM, nos Sœurs infirmières ont continué à exercer leur fonction auprès des malades malgré le danger qu’elles encourent.


Une mise à jour sur la situation de COVID-19 dans les zones où les SCJM sont présentes (1/08/2020)

Chères Sœurs,

Nous avons maintenant dépassé le choc et l’incrédulité devant l’apparition de la pandémie de Covid-19. Nous avons essayé d’y faire face dans la foi, l’espoir et le courage. Nous avons écouté le Dieu qui communique puissamment avec nous à travers cette intervention profondément dérangeante dans nos vies. Nous continuons à prier pour être délivrés de ce virus afin de continuer à vivre pleinement notre vie.

Comme vous le découvrirez dans les récits ci-dessous, il semble que le mot "PAS ENCORE" résume la situation actuelle ! L’impact d’une deuxième vague du virus se fait sentir dans plusieurs parties du monde, y compris dans le monde des SCJM.

En plus de cela, une opinion qui semble se renforcer parmi les analystes et les commentateurs est que le coronavirus est là pour durer et que nous ferions mieux de nous préparer à vivre avec lui d’une manière agréable ! Si c’est le cas, nous devons affiner nos capacités d’écoute pour entendre la "petite" voix du Seigneur dans cette situation et être prêts à prendre des chemins nouveaux et inexplorés.

Par l’intermédiaire du prophète Jérémie, le Seigneur nous dit : "Je connais les pensées que je forme à votre sujet ... pensées de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance". Nous nous accrochons fermement à cette promesse du Seigneur à mesure que nous allons de l’avant !

Sœur Lucy Jacob

Bruxelles

Belgique

Le pays commençait à retrouver une sorte de vie normale lorsque, à la mi-juillet, des rapports sur de nouveaux cas ont commencé à apparaître. Alors que ce nombre commençait à augmenter, il était clair que la deuxième vague avait commencé à balayer le pays. La moyenne des infections quotidiennes s’élève à 371, soit une augmentation de 62 % par semaine. En ce moment, Anvers est l’épicentre du virus, et Bruxelles est censée être le prochain. En conséquence, le Gouvernement a renforcé les mesures de précaution pour les quatre prochaines semaines au moins, avec de nouvelles limites aux contacts et aux événements : les contacts sociaux sont limités à cinq personnes ; les événements organisés sont limités à 100 personnes ; les masques sont obligatoires de toute façon ; les achats doivent à nouveau être faits seuls et le temps maximum d’achat de 30 minutes a également été réintroduit.

Rwanda

Le Rwanda partage lui aussi avec le reste du monde les effets du Coronavirus, bien qu’il ne soit pas trop mal loti par rapport à d’autres pays. Selon un bilan récent, 898 cas actifs de Covid-19 sont actuellement hospitalisés ; 918 se sont déjà rétablis et, en tout, 5 décès ont été signalés.

Dans certaines paroisses, il y a une messe quotidienne, mais réservée seulement aux religieux. La messe dominicale est ouverte à tous en suivant toutes les règles requises. Des sanctions sévères sont appliquées aux personnes qui ne respectent pas les règles. Il y a donc une obéissance dictée au moins par la peur. La circulation est autorisée sur la route jusqu’à 21 heures et tous les magasins restent ouverts jusqu’au soir. Les écoles restent fermées. Toutes les autres activités se poursuivent comme d’habitude. Le confinement complet et la quarantaine se poursuivent dans les zones où il y a le plus de nouveaux cas. Les frontières avec les pays voisins restent toujours fermées.

Mais au Burundi, où nous avons une communauté, les gens semblent vivre dans un autre monde. La vie est très normale, comme si rien ne s’était passé : pas de masques, pas de distanciation sociale, pas de restrictions. Les gens meurent, mais personne ne parle de Coronavirus.

Pakistan

Comme la pandémie n’a frappé que les grandes villes, la plupart des gens ne l’ont pas prise au sérieux. Malgré les confinements dans différentes régions du pays, les gens se déplacent sans masque. Dans certains endroits, l’amende est imposée et là, le masque est porté dès que l’on voit un policier. La vie semble normale, sauf dans les établissements d’enseignement. Ceux-ci restent fermés, et tous les deux jours une nouvelle date pour la réouverture est annoncée. Les banques, les instituts gouvernementaux, les centres commerciaux et les magasins ne laissent pas entrer les gens qui ne portent pas de masque ou ne se désinfectent pas les mains.

La fermeture des établissements d’enseignement a protégé nos enfants de la pandémie. Les écoles des villes ont des cours en ligne. En outre, le Gouvernement a commencé à donner des cours à la télévision pour les différents niveaux. Les écoles privées, dont les nôtres, connaissent de nombreuses difficultés financières, car le Gouvernement n’autorise pas le licenciement ou le non-paiement des employés.

Les églises sont toujours fermées, bien que certaines permettent à un nombre limité de fidèles de participer à la Messe dominicale. Nous, les SCJM, avons la chance d’avoir la célébration eucharistique assez fréquemment. Nous prions pour que Dieu délivre le monde entier de ce fléau mortel et nous permette de retrouver un mode de vie normal.

Vietnam

Le peuple vietnamien est revenu à la vie normale depuis le 30 avril. Les églises, les écoles, les magasins et les services suivent leurs horaires habituels. Les gens ont recommencé à se sentir en sécurité après une période de peur et d’inquiétude. Les conversations, les nouvelles, les discussions sur le Covid-19 semblent de moins en moins nombreuses dans le pays.

Les vacances d’été sont arrivées et, alors que tout le monde était d’humeur à prendre des vacances et à se détendre, soudainement, le 25 juillet, le premier cas de transmission communautaire du Vietnam a été signalé à Da Nang, après 99 jours sans qu’un nouveau cas ne soit signalé. Le patient qui a été testé positif n’avait pas d’antécédents de voyage. On ne sait toujours pas comment il a contracté le virus. Les onze derniers cas incluent sept patients et quatre membres du personnel médical liés à l’hôpital de Da Nang. Pour l’instant, la ville de Da Nang applique les mesures de confinement les plus strictes en matière de distanciation sociale. 

Dans d’autres régions du pays, en particulier à Hanoï et à Ho Chi Minh ville, les gens sont à nouveau prudents quant à la gravité de la transmission du Covid-19. Les masques sont exigés dans tous les lieux publics. La police locale visite les maisons et les foyers pour s’assurer que toutes les mesures sont prises pour prévenir l’infection, y compris dans nos communautés. Les rassemblements sociaux sont à nouveau interdits.

Les églises, les communautés religieuses et les fidèles prient constamment pour la guérison du monde du coronavirus.

Sri Lanka

Le Sri Lanka a, jusqu’à présent, répondu efficacement aux alertes précoces du Covid-19. Actuellement, le pays est en train de suivre de près la situation et de renforcer sa préparation afin de pouvoir réagir efficacement pour lutter contre toute nouvelle situation.

Plus de six mois après le début de cette pandémie, le Sri Lanka a fait d’énormes progrès dans le contrôle de la propagation du COVID-19. Au cours des quatre derniers mois, le Gouvernement, en collaboration avec les responsables médicaux et les trois forces (l’armée, la marine et la force aérienne), a pris diverses mesures pour réduire au maximum la propagation du COVID-19 sur l’île. Le soutien apporté par le public en respectant les mesures et en maintenant le bon ordre et la discipline a été d’une grande aide.

On peut supposer que le Sri Lanka est très proche de la victoire sur cette pandémie. Les écoles sont ré-ouvertes progressivement après une fermeture de 115 jours. Les élections parlementaires se tiendront en août avec des mesures et des directives sanitaires strictes.

Aujourd’hui, le nombre total de cas confirmés s’élève à 2 810, dont 503 cas actifs. 2.296 cas de guérison et 11 décès sont signalés.

L’évolution des modes de vie de la "nouvelle normalité" post-pandémique pourrait s’avérer être un défi pour beaucoup, notamment en ce qui concerne les transports, l’emploi et les besoins quotidiens.

Inde

La pandémie de Coronavirus continue de faire rage sur le sous-continent indien. On observe une diminution du nombre des nouveaux cas dans certains États, mais la pandémie se propage dans d’autres. Les États du sud de l’Inde qui ont réussi à la contrôler au début sont maintenant confrontés à une transmission locale et communautaire. Delhi, qui se trouvait presque au sommet de l’échelle, voit maintenant diminuer le nombre de nouveaux cas. À l’heure actuelle, l’Inde compte un total de 1,5 million de cas (1 583 156) et de 34 224 décès. Un bon nombre de personnes infectées sont également en cours de guérison. Malgré le confinement de certaines régions et les restrictions de voyage à l’intérieur du pays, la vie continue et tous essaient d’apprendre à vivre avec elle en prenant les précautions nécessaires. En ce qui concerne l’éducation, les cours en ligne battent leur plein. Quelques autres activités sont également reprises.

A travers tout cela, les pauvres sont ceux qui souffrent le plus, sans travail et sans moyens pour faire vivre leur famille. Beaucoup sont frappés par la peur, l’anxiété et l’inquiétude, non seulement à cause du virus mais aussi à propos de leur avenir.

La ville de Ranchi, la capitale du Jharkhand, est l’une des zones à risque pour les cas positifs. Cependant, de nombreux hôpitaux privés de l’État ont été fermés, faute d’installations permettant de soigner les patients atteints du Covid-19 et certains ont été clôturés car ils ont soigné des personnes infectées sans prendre les précautions nécessaires. L’hôpital Mercy à Jamshedpur est resté ouvert pour les patients ordinaires, offrant un répit aux habitants. Bien que nous ayons préparé des chambres d’isolement pour les cas de contagion en cas d’urgence, nous n’étions pas totalement préparés à traiter les personnes infectées. À la mi-juillet, des membres du personnel hospitalier ont commencé à être infectés et des patients ont été testés positifs. Ils ont dû être isolés et ceux qui sont entrés en contact avec eux, mis en quarantaine. Cela a entraîné une diminution du nombre de membres du personnel et la fermeture des services concernés. En peu de temps, le 22 juillet, l’hôpital a également dû être fermé. 

L’ensemble de l’hôpital a été nettoyé et assaini pendant cette période de fermeture totale. Il a été fumigé selon les règles imposées par le Gouvernement et est maintenant prêt à accueillir de nouveaux patients. Les Sœurs ont confiance que tout ira bien lorsque l’hôpital rouvrira, bien qu’il y ait également de la peur, de l’anxiété et un sentiment d’incertitude alors que la situation du Covid-19 dans l’État va de mal en pis.

Dans une situation où nous ne pouvons pas faire grand-chose, les SCJM s’accrochent au Seigneur dans l’espoir. Nous continuons à « faire violence au ciel » pour que le Seigneur ait de la compassion pour notre monde. Ce qui nous donne l’élan et l’assurance, c’est la confiance que nous avons en Dieu, qui nous dit que rien ne se passe à son insu et qu’il prendra soin de ceux qui s’occupent des autres.

Philippines

Nous sommes très reconnaissantes à Dieu Tout-Puissant qui prend continuellement soin de nous, nous fait bénéficier de son attention, de sa tendresse et de sa protection providentielles.

Il y a aujourd’hui 89 374 cas confirmés dans le pays. Environ 65 064 d’entre eux se sont rétablis et le nombre de décès s’élève à 1 983. Les gouvernements national et locaux ont réagi à la pandémie par diverses déclarations d’urgence, la fermeture des écoles et l’interdiction de réunions publiques, des mesures de confinement et d’autres restrictions destinées à ralentir la progression du virus. Les défis de chaque jour ne cessent de nous rappeler et de nous sensibiliser à la réalité de la vie autour de nous, en particulier lorsque nous voyons comment les pauvres s’appauvrissent chaque jour. La réouverture des écoles est reportée au fur et à mesure que de nouveaux cas sont signalés. Les enfants ont des cours en ligne, mais peu d’entre eux peuvent en bénéficier. Il est conseillé aux malades de rester chez eux et de se faire soigner.

En ces temps difficiles, nous sommes invités à considérer ces défis comme une invitation à nous convertir et à renouveler notre foi en Dieu.

R.D. Congo

En date du 18 mars à minuit, le Président de la République Démocratique du Congo avait annoncé l’Etat d’urgence sanitaire, à cause des cas de Covid-19 détectés à Kinshasa le 10 mars 2020. Il avait demandé à tout son peuple d’observer quelques mesures pour prévenir la pandémie.

L’état d’urgence a été levé le 21 juillet dernier. A cette date, le Président a annoncé la reprise des cours, en commençant par les classes terminales des écoles primaires, secondaires, supérieures et universitaires, à partir du 03/08/2020 ; et à partir du 15/08, la réouverture des églises et des lieux de cultes, des mouvements migratoires et interprovinciaux, la réouverture des ports et aéroports, de toutes les frontières, des discothèques, stades et salles de spectacles. Pour les funérailles, les dispositions restent les mêmes et sont de stricte application.

En outre, il a souligné que grâce aux efforts de l’équipe de riposte, le taux de mortalité est passé de 11% à 2.4%. La tendance de la mortalité est à la baisse durant ce mois de juillet. La RDC occupe la 9ème place en Afrique pour des cas détectés et la 12ème place, toujours en Afrique, pour le nombre de décès. 

Le retour à la vie normale est autorisé, dans le respect des mesures barrières et en suivant les modalités fixées par les équipes de riposte : contrôle des températures à chaque entrée, lavage des mains, port obligatoire du masque dans les lieux publics, désinfection régulière des lieux d’activités…

Le 29/07/2020, le média officiel a communiqué les statistiques suivantes : 9.010 cas contaminés, 6.437 guéris et 215 décès.

Mali

À ce jour, le Mali a signalé 2520 cas d’infection au Covid-19, 75 décès et 1919 cas guéris. L’État continue à rechercher les cas possibles d’infection dans le pays et oriente sa population vers le maintien du calme et le respect de toutes les mesures de précaution. Cependant, tout le monde n’y prête pas suffisamment attention.

Les écoles sont ré-ouvertes. Le système de transport public n’a jamais été touché. L’aéroport doit ouvrir prochainement.

Nous continuons à intercéder pour notre monde en souffrance.

Angleterre

La pandémie actuelle se poursuit, et semble impossible à arrêter, ici, au Royaume-Uni comme ailleurs dans le monde. Les gens, en particulier les plus vulnérables, sont réellement et naturellement effrayés, car il n’existe pas encore de "médicament miracle" ou de vaccin pour combattre ce virus. Les recherches en cours dans les différentes institutions, dont l’université d’Oxford, pour ne citer qu’elle, laissent entrevoir une lueur d’espoir à l’horizon.

Cependant, l’inquiétude quant à la propagation potentielle de la maladie est encore plus grande lorsque, le jeudi 30 juillet, le nombre de cas de Coronavirus dans le pays a augmenté de 28 % par rapport au premier du mois. Notre mortalité est certainement plus accentuée en cette période extrêmement incertaine.

En outre, selon les nouvelles de ce matin, notre Premier ministre, Mr. Boris Johnson, a déclaré qu’il "enfoncerait la pédale de frein" du déconfinement étant donné que les infections ont doublé en un mois. Sa déclaration résume, en fait, de manière succincte l’ensemble de la situation. C’était le jour où de nombreuses entreprises devaient rouvrir ; au lieu de cela, il semble que le pays ait probablement atteint, pour l’instant, les limites de ce qui peut être fait pour revenir à une vie considérée comme normale. On peut se demander si elle le redeviendra un jour ou si nous parlerons plutôt de « nouvelle normalité Covid-19 ».

Irlande

Selon les dernières statistiques, l’Irlande compte 26 027 cas confirmés de Covid-19 et 1763 décès liés au Coronavirus. Les derniers chiffres montrent que la pandémie est réapparue dans le pays. En deux jours, le pays est passé d’une épidémiologie relativement stable à une importante tendance à une éclosion de la pandémie. Il est conseillé à tous de faire preuve d’une grande prudence et de respecter les conseils en matière de santé publique afin d’éviter une nouvelle propagation du virus. La vigilance et les mesures de précaution doivent être observées. 


Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 (Suite)

12/07/2020

(Prises dans la toile de la pandémie, nos deux Sœurs étudiantes, qui ont suivi des cours de formation pour formateurs en France et à Rome, nous font part de leur expérience de vie avec le Covid-19).

France : Sœur Béatrice Tshilemba (Province St Vincent-de-Paul, RD Congo)

Tout d’un coup, tout s’est arrêté, comme par la pression d’un doigt sur un bouton d’arrêt d’urgence, à cause d’un virus. La machine de notre vie s’est immobilisée et les choses ont pris une tournure tout à fait inattendue.

En France, l’interdiction de déplacement comme mesure sanitaire a été mise en place dès le 17 mars 2020 à 12 heures par les autorités.

Chez les Sœurs du Christ Rédempteur où je logeais, nous partagions la vie communautaire à trois. La liberté de déplacement étant restreinte, il fallait maintenant organiser la vie de prière en fonction des programmes des célébrations sur KTO ou sur YouTube. Nous avons, en plus, rectifié l’horaire de la maison pour suivre les informations sur l’évolution de la situation au journal télévisé de 20 heures sur France2.

Pour répondre à cette situation, comme communauté, nous avons fourni des draps et confectionné quelques sur-blouses, participé à l’action de partage et dressé une liste des personnes en situation difficile de notre environnement proche. Chaque jour, à 20 heures, nous avons applaudi les soignants à partir de nos fenêtres. Nous avons prié pour les malades, le personnel soignant, les scientifiques, les politiques, l’Église et ses enfants et pour les morts au quotidien. Dans notre entourage, un médecin de 55 ans contaminé est mort.

Nous avons eu le temps de réfléchir sur plusieurs sujets car la pandémie a mis en lumière les inégalités sociales, l’importance du contact humain, les héros de ce temps, le jeûne eucharistique, une fête de Pâques inédite, l’égalité des hommes ou encore la manière d’envisager l’après-pandémie… Ces moments de réflexion et de partage mutuels nous ont conduites vers une vision différente du monde, avec ses contradictions et ses possibilités. 

Oui, lorsque la barque de notre monde s’est vue battue par les vagues et le vent contraire, nous avons su nous tourner continuellement vers le Christ (cf. Mt 14,24).

Pendant ce temps, les cours se poursuivaient en visioconférence ou télétravail. Il fallait vite s’adapter au nouveau mode de travail et s’y conformer.

Rome : Sr Lilly Pallipurath (Province de Ranchi)

C’était avec beaucoup d’enthousiasme et d’anxiété que je suis arrivée à Rome, la ville éternelle, le 25 janvier 2020, pour suivre un programme de formation pour formatrices, organisé par l’UISG (Union Internationale des Supérieures Générales). Comme nous n’avons pas de communauté à Rome, j’ai logé dans un couvent des Sœurs Pauvres de la Divine Providence.

Nous avons commencé par une session d’orientation le 29 janvier. Nous étions 44 Sœurs de 27 nationalités, et représentions 33 Congrégations. Le programme était bien conçu et abordait des sujets importants comme la théologie de la vie religieuse, la compétence interculturelle, le discernement et le leadership, la culture numérique et la formation, etc. Nous étions très enthousiastes car nous avons eu beaucoup d’interaction et de partage pendant les cours et les heures de pause. Nous avons rapidement commencé à vivre comme une famille avec beaucoup d’activités de groupe, de célébrations et de tâches quotidiennes.

Un mois seulement après le début du programme, tout a changé ! Le 6 mars, on nous a dit que nous ne pouvions pas aller au Centre pour les cours ! L’impact de la pandémie, désormais bien connue, a commencé à se faire sentir chez nous sans avertissement ni préparation. Notre Coordinatrice nous a informées que nos cours se dérouleraient désormais sur Internet, avec « Zoom ». Par conséquent, les cours ont continué sans aucune interruption. Ce qui nous a manqué, c’était la rencontre et les contacts, même si nous avons continué à partager en groupe sur Zoom, la prière sur Zoom, les célébrations sur Zoom, etc. 

La nouvelle de la pandémie nous a affectées et chacune a vécu des expériences différentes. La propagation du Covid-19 en Italie et l’augmentation du nombre de morts m’ont choquée. Les nouvelles et les images des personnes infectées et décédées en Italie étaient déprimantes et m’ont parfois remplie de peur et d’anxiété. Beaucoup d’entre nous ne pouvaient pas dormir et tout ce que nous entendions, c’était la sirène des ambulances. La seule consolation était la prière - une prière des profondeurs, un cri du cœur, une quête de réponse, une recherche de sens en tant que SCJM dans cette situation. Avec les larmes aux yeux, la prière est devenue plus réelle. Nous avons eu la chance d’avoir la Messe tous les jours, même pendant le confinement. Nous avons vécu des journées entières d’adoration qui se sont poursuivies jusqu’à la fin du mois de juin. Prier pour les gens et oindre les malades par une présence spirituelle étaient les seules choses simples que je pouvais faire pour les malades et les mourants.

Dans tout cela, quand je fais le bilan des bénédictions et les dommages causés par le Covid-19 et le confinement, je compte plus de bénédictions que de regrets. J’ai eu plus de temps pour réfléchir, assimiler et prier. J’apprécie Sœur Lucy Jacob, notre Supérieure générale, et toutes les Sœurs qui ont appelé et exprimé leur préoccupation et leur soutien. Sœur Cynthia, notre Coordinatrice, et Sœur Patricia Murray, la secrétaire de l’UISG, ont pris grand soin de nous écouter, de partager nos sentiments et d’être avec nous pendant ce temps.

Je me suis habituée aux cours sur Zoom, avec des sujets intéressants, de nouvelles idées et l’acquisition de nouvelles connaissances. Rester assise devant l’ordinateur pendant 5 heures consécutives n’était pas si facile. Le cours était très axé sur la formation et très utile pour moi personnellement et dans le cadre du ministère de la formation.

Tout ce que nous voulions et désirions, c’était de nous réunir une fois en groupe avant de quitter Rome. Oui, le confinement a été levé et nous avons pu faire une retraite, un voyage à Assise et célébrer la journée de clôture le 26 juin, en respectant la distanciation sociale et d’autres règles et directives.

La menace du coronavirus a mis le monde entier à l’arrêt. C’est le cas pour moi aussi. Je suis maintenant retenue à Rome ! En attendant que les vols reprennent, j’essaie de faire de l’attente une expérience joyeuse, riche de sens et pleine d’espoir.

 


LUBUMBASHI / Province St Vincent, RD Congo

3/07/2020

Comme si la pandémie du C-19 n’était pas assez grave, Lubumbashi est également confrontée à ce que l’on soupçonne être un conflit tribal. Conscient de son danger potentiel, l’Archevêque de Lubumbashi exhorte les fidèles à ne pas perdre espoir et à trouver courage et force dans le Seigneur. Sœur Béatrice Tshilemba nous donne ci-dessous un résumé de sa lettre pastorale. Une intention de prière de plus à présenter au Seigneur !

Mû par la sollicitude à l’égard de la population, partageant les mêmes souffrances et en vertu de la mission prophétique liée à sa charge pastorale, son Excellence Monseigneur l’Archevêque Métropolitain de Lubumbashi a adressé, en date du 19 mai 2020, un message aux fidèles catholiques, aux autorités politico-administratives et forces de sécurité, aux hommes et femmes de bonne volonté, intitulé : « J’ai vu la souffrance de mon peuple et j’ai entendu son cri  » (Exode 3,7).

En plus de toutes les souffrances causées par la pandémie de Covid-19, la situation qui sévit dans la province du Haut Katanga en général et dans la ville de Lubumbashi en particulier est à la fois dramatique et traumatisante. Il ne se passe pas une nuit, souligne l’Archevêque, sans que l’on apprenne que des viols, des vols, des tueries et des braquages sont commis, principalement dans les périphéries de la ville où vivent des populations modestes. Pire encore, le cambriolage, le braquage et les assassinats se font même pendant la journée devant l’œil impuissant de ceux-là mêmes qui sont supposés assurer la protection de la population. 

Cette situation est source d’inquiétude et soulève quelques questions dans la population, à savoir : Qui sont ces personnes qui opèrent impunément ? Ont-elles des intentions cachées ? Quelles sont leurs sources d’approvisionnement en armes, en munitions et en véhicules ? A qui profitent tous ces crimes ?

L’Archevêque fait remarquer qu’il y a en face de la population deux ennemis redoutables : le Coronavirus et les bandits à mains armées qui apportent tous les deux l’insécurité.

Ainsi l’Archevêque invite à la vigilance et à la solidarité. Il demande à la population de ne pas perdre sa confiance en Dieu car « l’espérance ne trompe pas » (Rm 5,5) et de ne jamais oublier que « Si le Seigneur ne garde la ville, c’est en vain que veillent les sentinelles » (Ps 127,1). « Que le Seigneur soit notre protecteur et notre soutien  » (Sir 51,1-2). « Peuple du Haut Katanga, sois fort et tiens bon » (Cfr. Josué 1,7). « Que la Vierge Marie, Notre Dame de la Paix, intercède pour nous et que le Tout-Puissant protège et bénisse notre Province ! »

C’est donc un message de paix, d’espérance et de réconfort, dans cette situation désastreuse, que l’Archevêque de Lubumbashi, Monseigneur Jean Pierre TAFUNGA, adresse aux fidèles catholiques et à la population katangaise.


24 juin 2020

Le 24 juin reste gravé dans le cœur de chacune d’entre nous !

Au moment de son départ pour sa patrie céleste, le dernier message du Père Triest nous est parvenu : "Donnez et l’on vous donnera !"

Sa propre vie n’était qu’un geste de DON permanent, comme le montrent ses paroles :
"Je vous dois mes heures de veille, tous les efforts possibles, mon repos ... à chaque heure du jour ou de la nuit, et même quand les routes sont longues, difficiles et boueuses ...
Je suis heureux quand, à l’imitation de Jésus, mon Maître,
je peux sacrifier mon repos, ma santé, et même ma vie pour vous."

Si le Père Triest devait marcher et travailler dans le contexte actuel de la pandémie mondiale,
quelle aurait été sa réponse ?

Alors que nous célébrons le 24 juin 2020, gardons à l’esprit que
Dieu aime "celui qui donne avec joie" !


Sr Lucy Jacob
Généralat, Bruxelles
24 juin 2020

Bonne fête du Sacré Cœur de Jésus !


Aujourd’hui, nous célébrons la solennité de la Sacré Cœur de Jésus,

la fête de notre Congrégation !

Puissions-nous être enrichies par les trésors qui sont cachés

dans le Cœur de Jésus et devenir des canaux de cette richesse
pour tous ceux qui nous entourent en ce temps de crise mondiale !


Sr Lucy Jacob Palliam Pallithura
Supérieure Générale
19 juin 2020

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 (Suite)

13/06/2020

VIETNAM : NOUS SOMMES L’ESPOIR DU MONDE !

Quand je pense à l’espérance, je pense à un endroit sombre, dans un coin de la maison, loin des yeux de tous, et là, il y a un petit rayon de lumière. C’est cela l’espérance !

La vie se déroulait sans heurts. Nous pensions "tout va bien et tout ira bien" ! Il y avait de la joie et des rires partout. Soudain, nous avons appris qu’un petit virus appelé CORONA avait attaqué notre beau monde et toute la vie s’est arrêtée. La pandémie n’a épargné aucun individu, n’a pas laissé le temps de s’y préparer… Mais oui, la vie a pris une tournure très inattendue. Tout le monde avait les mains liées devant cette pandémie.

La survie face au virus, la vie en confinement, la hausse du chômage, les hausses de prix artificielles et les nouvelles des décès inattendus provenant des quatre coins du monde ont déjà fait paraître l’avenir très incertain.

Dans notre pays, l’histoire est totalement différente. La vérité est préservée sous le tapis ! Une annonce a été faite dans les lieux publics sur les précautions à prendre et sur la façon de se protéger. En même temps, le Gouvernement a fait tout son possible pour s’attribuer tout l’honneur et la gloire, en disant que le monde entier nous regarde et que seul notre pays est indemne du coronavirus, etc. Oui, le Gouvernement a été vigilant dès le début et a pris des mesures, mais ce que disent les autorités n’est pas toute la vérité.

Ici, nous ne sommes pas directement impliquées dans une action caritative. Pendant la période de distanciation sociale, nous étions chez nous. Nous avons eu de la nourriture, des masques, du désinfectant et d’autres choses nécessaires. Le mieux que nous avions à faire, c’était de prier : nous avons prié pour les personnes touchées par le virus et nous avons envoyé des vibrations de paix tous les jours pendant que nous passions du temps en adoration. Nous sommes toutes restées à la maison, profitant de ce temps pour apprendre différentes choses. Souvent, nous nous partagions nos réflexions et nos sentiments et nous nous en sentions enrichies. Nous sommes devenues source d’encouragement les unes pour les autres. Mais pour combien de temps ?

Notre foi a été ébranlée ; la peur a commencé à s’emparer de nous lorsque nous avons appris de différentes sources que la population du monde diminue, que l’économie plonge, etc. Pas de travail, pas de nourriture, beaucoup de morts, les gens ne peuvent pas se déplacer, ils meurent dans un pays étranger... sans leurs proches - y a-t-il une plus grande peine que celle-là ? Dans cette atmosphère lugubre, où est l’espérance ? Où est le petit rayon de lumière ?

Nous avons connu un moment où nous nous sommes senties déprimées et sans espoir.

Nous avons commencé à fortifier notre moi intérieur. Un dimanche, notre communauté « Placide » a eu une méditation basée sur Dt 6,3-9,13b (« Israël, tu écouteras, tu veilleras à mettre en pratique ce qui t’apportera bonheur et fécondité, dans un pays ruisselant de lait et de miel, comme te l’a dit le Seigneur, le Dieu de tes pères. Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville. Tu craindras le Seigneur ton Dieu, tu le serviras, c’est par son nom que tu prêteras serment »).

Croyant en la puissance du nom de Jésus, nous avons dessiné et écrit le nom de "Jésus" sous différentes formes et figures et nous les avons mises dans et autour de la maison, dans le jardin, sur les arbres, sur nos lits et dans tous les endroits possibles. Lorsque nous avons fait cela, une pensée m’est venue : "Dieu nous aime si fort, il nous sauvera sûrement. Ce que nous devons faire, c’est avoir une foi ferme en Lui".

Tout au long de cette période, nous avons fait l’expérience de la Providence de Dieu à l’égard de notre petite communauté. Nous avons également été inspirées par nos bienfaiteurs et, conscientes des besoins des gens qui nous entourent, nous avons gardé une tirelire et économisé une certaine somme de notre argent de poche, notamment en sautant un repas. Nous réfléchissions à la manière d’aider les plus démunis.

Un jour, le père Andy, un père carme, est venu nous voir et a commencé à nous raconter les difficultés de la communauté philippine résidant à Ho Chi Minh Ville. À cause du confinement, ils n’avaient pas de travail, pas d’argent pour payer leur loyer, rien à manger, pas d’argent pour le dernier rite d’une personne décédée du Covid-19, et bien d’autres besoins. Notre Communauté a immédiatement décidé que notre petite aide apporterait une consolation à ces personnes dans le besoin, et nous avons donc rejoint la Communauté du Père Andy dans ce but. Nous sommes heureuses d’être devenues une goutte d’eau dans l’océan, de vivre l’amour de manière très concrète et d’apporter de l’espoir aux autres en les aidant honnêtement et respectueusement. Peu importe la quantité, le partage apporte une double intensité de joie. C’est un petit geste mais qui a une grande signification. C’était pour moi une grande leçon de générosité. Je me sens heureuse quand j’y pense. Nous ne pouvons pas faire de grandes œuvres caritatives, mais nous pouvons faire un petit geste d’amour avec un grand cœur.

Tout cela m’a fait réaliser que l’espérance est dans notre cœur. Elle brille à travers notre partage et nos œuvres caritatives. Dans la communauté même, nous créons une lueur d’espoir les unes pour les autres en étant des compagnes de grâce. J’ai appris et pratiqué beaucoup de bonnes choses pendant cette période et j’ose donc le dire : l’espérance brille lorsque l’amour et la foi se rejoignent. Je suis un espoir. Vous êtes un espoir. Nous sommes l’espoir l’un pour l’autre. Nous sommes tous l’espoir du monde. Gardons notre foi et faisons confiance à Dieu pour que notre espérance ne s’affaiblisse jamais. Prions les uns pour les autres afin que tous puissent entendre le murmure du Seigneur : "Je suis l’espoir pour tous ceux qui sont sans espoir. Je suis les yeux de tous ceux qui aspirent à voir. Dans l’ombre de la nuit, je serai ta lumière, viens te reposer en moi !"

Maria TRẦN Bích Oanh, postulante de 2e année

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 (Suite)

7/06/2020

St- Bernard, R.D.Congo : « DIEU Y POURVOIRA »

En R.D. Congo, le 10 mars 2020, le premier cas de Covid-19 a été confirmé dans la capitale Kinshasa et précisément dans la Commune de la Gombe où se trouve notre communauté.

Le 24 mars dernier, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, avait décrété l’Etat d’urgence sanitaire. Trois jours ont été donnés à la population pour s’approvisionner car, pour la commune de la Gombe, le confinement devait débuter le 06 avril 2020 pour deux semaines. Comme les cas de covid-19 augmentent, l’Etat a prolongé le confinement jusqu’à présent.

Notre calvaire a commencé au moment de faire les achats. Le marché était plein de monde et les denrées alimentaires devenaient très rares et très coûteuses. Nous ne comprenions pas bien où nous allions, ni ce que nous allions faire !

Au début du confinement, nous avons été obligées de sortir pour acheter des légumes. Chemin faisant, nous avons été arrêtées par la Police au niveau de la gare centrale de Kinshasa car nous étions deux dans notre véhicule et que nous n’avions qu’un seul badge d’accès. Après une heure de discussion avec la Police qui ne voulait pas nous relâcher, nous avons fait appel au Bourgmestre de la commune de la Gombe qui est venu à notre rescousse. Suite à cet incident, nous avons décidé de ne plus sortir et de nous contenter de ce que nous avions chez nous.

La flamme de la ferveur eucharistique ne s’est pas éteinte chez nous. Les Pères Jésuites qui sont nos voisins n’ont pas hésité un seul instant à continuer de célébrer la messe dans notre chapelle en ce temps de confinement. Ils se sont relayés, jour après jour, pour que nous ayons l’Eucharistie tout en respectant la distanciation sociale. Pendant les célébrations eucharistiques quotidiennes, les laïcs qui ont l’habitude de se joindre à nous sont malheureusement privés d’accès à notre chapelle.

Pendant ce confinement, la situation semble difficile autour de nous : les personnes vulnérables pleurent de faim et cherchent à manger, notamment les policiers et les sentinelles assignés à la garde des bureaux voisins, qui n’ont rien à manger. Ils se dirigent tous vers notre communauté pour quémander à manger. Par solidarité avec notre peuple, nous partageons avec eux le peu que nous avons.

Comme cette situation nous préoccupait davantage, et que seules nous ne pouvions pas en sortir, nous avons fait une demande d’assistance auprès du service de Diaconie de l’Archidiocèse de Kinshasa qui nous a répondu positivement. Nous avons reçu quelques denrées alimentaires.

A notre tour, nous avons fait des paquets que nous avons remis à chacune de ces personnes vulnérables. Tous étaient heureux de ce geste de partage. L’espoir rayonnait sur leur visage. Une partie des vivres reçus a été aussi partagée avec quarante-cinq femmes en situation d’accouchement dans notre centre de santé Mwinda à Sanga Mamba, ainsi qu’aux vingt enfants malnutris.

Nous avons fait l’expérience de la réalité des paroles de notre Fondateur « Dieu y pourvoira ». Nous avons vu comment les visages qui étaient tristes ont retrouvé la joie, le sourire et la force. Nous avons profité aussi de l’occasion pour les sensibiliser au respect des mesures prises par l’Etat Congolais pour se protéger contre le Covid-19. Nous avons aussi encouragé les adultes à ne pas perdre espoir et à ne pas se décourager. Tous étaient reconnaissants.

Ce temps difficile de la pandémie de Covid-19 nous avait plongées dans la tristesse et le stress. La retraite annuelle effectuée pendant ce temps a été très bénéfique pour nous et nous a équipées du courage d’aller de l’avant et de faire ce que nous pouvons tout en respectant les « gestes barrières ».

Nous avons repris courage et force. Nous sommes pleines d’espoir et prêtes à chercher les voies et moyens pour répondre aux besoins des gens les plus vulnérables. Nous avons commencé à sensibiliser ceux qui s’approchent de nous, à les réconforter, à leur donner de l’espoir et leur dire de compter sur la Providence Divine car, en tout temps, Dieu pourvoit.

Sœur Wivine MBOMBO


Les Soeurs de la Charité de Jésus et de Marie à Ranchi aident à apporter du réconfort aux migrants

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Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 (Suite)

30/05/2020

Afrique du Sud (Province St-Vincent de Paul)

C’était comme un rêve : on entendait parler d’un virus qui provoque une grave maladie respiratoire en Chine, dans la ville de Wuhan, et qui a tué beaucoup de gens, dont un médecin. Le sentiment de peur et de compassion pour le peuple Chinois nous habitait, sans qu’on s’imagine que le fameux virus allait traverser les frontières, sans visa, pour atteindre les autres continents. Quelques mois plus tard, les nouvelles arrivent à nos oreilles : le virus a déjà atterri dans quelques pays d’Afrique, y compris en Afrique du Sud, notre pays de mission.

Nous sommes entrées dans le confinement et, pendant ce temps de confinement, on est dans la maison. Nous avons eu l’occasion de prier beaucoup pour le monde, de faire des prières d’adoration à tour de rôle, tout au long du jour, à offrir le monde entier au Seigneur, et plus spécialement les personnes atteintes de Coronavirus, le personnel soignant, les héros qui ont risqué leur vie pour sauver celle des autres. Ce temps de confinement nous interpelle et nous invite à tourner toujours notre regard vers le Très-Haut, Maitre Tout-Puissant de la vie, à penser aux plus pauvres qui n’ont rien à manger chez eux.

A West Rand, dans la maison des filles enceintes, les Sœurs accompagnaient les filles en travail à la maternité. Nous avons même vu naître un bébé pendant ce temps de confinement.

East Rand Brakpan est l’une de nos maisons pour femmes âgées, malades et abandonnées. Durant le confinement, tous les travailleurs sont restés confinés dans leur famille. Tandis que les Sœurs qui travaillent dans cette œuvre sont restées dans le Centre, au service des femmes âgées malades et abandonnées par leur famille. Les Sœurs assurent tous les services : cuisine, nettoyage, soins quotidiens aux femmes et conduite à l’hôpital de celles qui sont malades. Durant ce temps de confinement, nous avons même perdu une de nos résidentes trouvée morte dans son lit le matin. Malgré le travail et la fatigue, la dimension de la prière n’a pas été abandonée.

Le Seigneur a ouvert sa Main Généreuse en nous envoyant les personnes qui nous font des dons afin d’aider les pauvres. Nous avons reçu des denrées alimentaires et nous sommes allées dans les rues et aux environs des magasins pour les distribuer aux pauvres. Ou encore, nous appelions certaines familles pauvres pour qu’elles viennent prendre quelque chose à manger. Nous l’avons fait avec prudence pour éviter la contamination.

Des miracles se produisent aussi : au début du confinement, une firme de traiteurs qui prépare les repas pour les compagnies aériennes a envoyé deux grands camions frigorifiques pour délivrer des denrées alimentaires préparées et non préparées. Cela nous a aidées à nourrir les gens. Une autre fois, un gros camion plein de pampers est arrivé dans notre Centre pour délivrer à peu près 5.526 langes pour nos résidentes. Sans compter les autres personnes qui viennent chaque jour déposer quelque chose pour les pauvres. Enfin, le Seigneur nous a bénies d’une façon spéciale pendant ce temps de confinement.

Nous faisons l’expérience de la présence de Dieu en ce temps de crise dans le monde et particulièrement à côté de nous où le cri des pauvres se fait entendre à nos oreilles. Dieu est là pour nous consoler et nous donner de l’espoir. Nous ne cessons de Lui dire merci pour les miracles de chaque jour.

Sœur Marie-Josée Ntumba


La Région du Mali

Le 16/05/20, le Ministre de la santé nous communique un total de 835 cas de Covid-19 confirmés, 48 décès, 479 guérisons, et 1838 personnes atteintes. Nous, SCJM de la Région du Mali, nous nous tenons aux mesures d’hygiène et de distance : lavage des mains, masques, conseils de confinement, couvre-feu…

Et comment vivons-nous cette ambiance ‘corona’ ? Les écoles sont fermées, mais bien sûr, le Centre de santé continue son travail. Les enfants parlent de ‘grève continue’ : depuis bientôt 2 ans, les écoles publiques sont en grève suite aux doléances des enseignants.

A la radio, on parle de ‘corona’ et on se tait à propos de la guerre… Pourtant, plus que jamais, les attaques continuent avec beaucoup de victimes civiles… La fête (macabre) continue : victimes Covid-19, victimes du banditisme et du terrorisme. Et déjà on parle de ‘bientôt’ : victimes post-corona c.à.d. victimes de la famine, victimes économiques, victimes scolaires.

Jamais nous n’avons vécu un tel temps de Carême… Moins encore un temps de la Passion et de Pâques sans fidèles, sans baptêmes… En union avec la Congrégation toute entière les Sœurs de notre Région ont fait une retraite pendant la Semaine Sainte. La plupart des Sœurs n’avaient jamais vécu une retraite sans prédicateur. A leur grande surprise, elles ont découvert la richesse d’une Lectio divina partagée chaque jour. Le fil conducteur pour chaque jour était : Jésus de Nazareth. Ainsi, ensemble nous avons partagé la Passion du Christ, qui est plus que jamais, maintenant aussi, la Passion de notre monde : suivre Jésus dans sa souffrance, c’est aussi porter dans la prière tous nos frères et sœurs en souffrance. Traverser la Passion avec Lui, c’est savoir que la Vie est au bout car Jésus est Vivant … C’est une expérience de foi qui nous a marquées. Quelle grâce de prendre encore plus conscience que nous sommes SCJM, Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie… (le C de charité m’a poussée à ajouter : Compagnes de Jésus, le Vivant, le Ressuscité).

Oui, ce temps fort est inoubliable pour chacune de nous. Nous continuons à prier pour les malades…

Sœur Marguerite Tubale

Echos du Généralat pendant le confinement

23/05/2020

Lorsque la nouvelle de la propagation du coronavirus a commencé à apparaître dans les médias, nous n’avions pas réalisé que ce virus allait envahir le monde avec un effet dévastateur sur la vie de tous, en particulier des plus vulnérables de notre société. Nous sommes restées à l’écoute des chaînes d’information pour en savoir plus et mieux comprendre. En quelques semaines, lorsque la Belgique a signalé des cas confirmés dans le pays, nous avons eu davantage de raisons de nous alarmer. Le 18 mars, le gouvernement a imposé un confinement. Nous n’avions pas d’autre choix que de changer et d’adapter nos modes de vie et de fonctionnement !

• Nous nous sommes tout d’abord réunies en communauté pour partager et écouter nos sentiments et nos pensées et ce que le Seigneur peut nous dire à travers la situation que le monde rencontre aujourd’hui. Nous avons toutes été unanimes à dire que le Seigneur est là et nous invite à écouter et à entendre : à écouter avec les oreilles de notre cœur les manières par lesquelles Dieu nous parle à travers les événements dévastateurs qui se produisent autour de nous et à nous adapter à de nouvelles façons d’être et d’agir.

• En nous joignant à la méditation du pape François sur l’apaisement de la tempête (Mc 3, 35-41), nous avons donné le ton à notre prière pendant cette pandémie : comme il l’a dit, « Le Seigneur est aux commandes ; la foi en cette présence nous libère de la peur et nous donne l’espoir ». Devenues solidaires de nos frères et sœurs du monde entier, nous avons commencé à prier pour les personnes infectées, leurs familles, les morts et les personnes en deuil, les travailleurs et bénévoles de première ligne, nos dirigeants, les scientifiques et les chercheurs... La prière est devenue partie intégrante de notre vie ! La Semaine Sainte et la célébration de Pâques ont pris un ton très particulier, car nous avons passé toute la semaine en retraite et avons prié intensément pour notre monde et notre humanité.

JPEG - 897.3 ko• L’Eucharistie quotidienne est désormais virtuelle, sauf un jour par semaine où notre curé se joint à nous, en gardant soigneusement une distance sociale. Nous passons beaucoup plus de temps en adoration devant le Saint-Sacrement ; nous nous nourrissons plus fréquemment de la Lectio Divina, et nos prières quotidiennes sont principalement axées sur les besoins de notre monde actuel.

• Le confinement implique que nous permettions à nos aide-ménagères laïques de rester chez elles, pour leur propre santé et leur protection ainsi que celles des autres. Chacune a mis la main à la pâte pour faire bouger les choses : cuisine, courses, nettoyage, lessive, jardinage, etc. Chacune d’entre nous a appris quelque chose de plus, de nouveau : les manières de cuisiner - grâce à YouTube, l’entretien, l’utilisation de l’aspirateur, la manière d’utiliser les différents produits de nettoyage, les achats en ligne, le jardinage, le soin des plantes...
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• Grâce à la Providence divine, les membres du Conseil Général en mission étaient de retour au Généralat avant que des restrictions de voyage ne soient imposées. Les réunions et les visites déjà prévues pour les mois à venir ont dû être annulées. Cependant, ils ont continué à se réunir régulièrement sur des questions liées à la vie de la Congrégation. D’une certaine manière, ils ont été plus occupés pendant le confinement qu’auparavant : ils ont maintenu des contacts avec les Provinces/Régions, sont restés en lien et se sont informés, grâce à des canaux de médias sociaux tels que WhatsApp, Skype et Zoom, sur l’évolution de la situation dans chaque pays où nous sommes présentes, et ont modifié, adapté et reprogrammé des événements.

• En général, cette situation de confinement nous a donné le temps de nous occuper de choses pour lesquelles nous n’avions pas de temps auparavant : nous mettre à jour sur différents fronts, organiser des dossiers, ranger les armoires et les lieux de stockage, débarrasser la maison de ce qui l’encombre, etc.

JPEG - 979.9 ko• Nous avons aussi nos célébrations modérées  : les fêtes de Pâques et de l’Ascension, la fête du travail, la fête des mères, la fête des infirmières, et les anniversaires des membres de la communauté, y compris l’anniversaire et le jubilé d’or de Sœur Birgit Goslain qui était chez nous pendant quelques jours au cours du confinement, augmentant la joie de notre vie communautaire.

• Il y a eu aussi la visite quotidienne de notre jardin par de petits groupes de personnes handicapées d’un institut voisin. Pendant le confinement, ils étaient trop enfermés et avaient besoin d’un peu d’air frais et nous étions heureuses qu’ils puissent se promener dans notre jardin - tout en respectant une distance sociale, bien sûr. JPEG - 2.3 Mo

• Cette semaine, en réponse à l’invitation du pape François, nous vivons la "Semaine Laudato Sí" et participons en ligne à certains des événements organisés par le Mouvement catholique mondial pour le climat. Un soir, nous étions dans le jardin pour prier avec et dans la nature. Les canards de notre jardin, qui sont maintenant devenus plus familiers, nous ont rejointes et ont même essayé d’utiliser notre dépliant de prière ! Les poissons de l’étang sont remontés à la surface comme s’ils voulaient nous dire bonjour ! Les oiseaux semblaient chanter avec plus de clarté et de profondeur !

• Face à cette pandémie, nous ne pouvons pas faire grand-chose pour l’humanité qui souffre, si ce n’est nous tourner vers Dieu dans la prière pour qu’il nous guérisse et nous protège. Nous sommes toujours reconnaissantes à Dieu pour les bienfaits de la vie et du confort dont nous jouissons : une maison spacieuse, une nourriture spirituelle, le soutien d’une communauté, un beau jardin et de la nourriture sur notre table, alors que beaucoup souffrent dans l’isolement, la peur, la pauvreté et la maladie. Chaque matin, nous nous levons avec gratitude pour le don de la vie et tous les dons qui nous sont offerts gratuitement.

• Alors que les mesures de confinement sont progressivement levées, le pays enregistre aujourd’hui 56 511 cas confirmés, 14 123 cas guéris et 9 212 décès. Nous prions avec notre Pape pour que le Seigneur ressuscité "dissipe les ténèbres de notre humanité souffrante et nous conduise à la lumière de son jour glorieux, un jour qui ne connaît pas de fin".

Sr Valsam Jose

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 ! (Suite)

17/05/2020

Région anglo-irlandaise

Au début de la pandémie de coronavirus – Covid-19, nous avons connu une période de choc, d’incrédulité et de peur, lorsque nous avons commencé à entendre dans les médias l’horreur que cette minuscule, invisible particule de matière causait dans le monde entier et surtout lorsque le premier décès a été signalé en Irlande.

On nous a demandé de rester chez nous, en Irlande, à partir de la mi-mars et de garder une distance sociale. Nous avons donc fermé nos portes à tous ceux qui venaient à Suaimhneas pour des thérapies, la méditation et des cours. Ce choc a mis des jours à s’installer alors que nous regardions et écoutions sans cesse toutes les nouvelles et les médias qui remplissaient notre communauté. Il a fallu quelques jours pour se rendre compte que ce virus était là et qu’il allait visiter de nombreux endroits pendant son séjour. La façon dont nous réagissons à ce nouveau visiteur est importante pour notre survie en tant que famille humaine.

Au milieu de la peur et de l’incertitude initiales, nos dirigeants, en Irlande, ont préparé le terrain. En tant que communauté, nous avons commencé à ressentir l’influence de leur leadership et de leur capacité à transmettre une attitude de calme mais aussi une réaction mesurée. Nous nous sommes senties "soutenues" dans ce qui semblait être une situation impossible. Leur honnêteté, leur transparence et leur manque de rhétorique politique nous ont donné de l’espoir. Nous étions tous ensemble dans cette situation, c’était le message constant. Ils nous ont demandé de participer activement, dans notre propre contexte, de rester à la maison, d’assurer notre sécurité, de maintenir une distance sociale/physique, de nous soutenir les uns les autres et de donner un sentiment d’espoir et d’encouragement par des moyens modestes mais essentiels. Dans tout le pays, les gens réagissent à cette demande de nombreuses façons uniques et admirables.

Avec la sécurité que nous procurent l’espoir et la confiance, nous voyons cette période comme une occasion pour nous d’être pratiques et créatives. Nous avons commencé à réorganiser nos vies autour de cette nouvelle expérience.

  • Nous avons commencé à faire face de manière plus constructive à la peur que la famille, les amis et la communauté des SCJM n’entrent en contact avec le virus : trouver de nouvelles façons de nous soutenir et de nous sentir soutenus par la technologie dans notre éloignement physique, rester connecté tout en restant à l’écart.
  • Suaimhneas qui était autrefois plein d’activité, est maintenant occupé au téléphone, avec WhatsApp ou Zoom, entrant en contact avec d’autres personnes pour les soutenir.
  • Nous avons poursuivi notre programme de méditation par les enregistrements vidéo des sessions.
  • Nous soutenons par téléphone les personnes qui trouvent cette période difficile et nous les orientons vers des spécialistes, si nécessaire.
  • Nous soutenons le personnel de première ligne dans les hôpitaux et les zones de soins par nos prières, nos lettres et nos cartes de remerciements.
  • Grâce aux réseaux, nous avons pu soutenir une initiative qui a permis de fournir aux hôpitaux et aux maisons de soins locaux des articles pratiques bien mérités et nécessaires pour faciliter un peu la vie du personnel, par exemple des bouilloires, des appareils à sandwiches, etc.
  • Nous sommes pleines de gratitude pour le printemps qui nous permet d’avoir ce temps dans le jardin, pour planter, désherber et travailler le sol. Nous avons le temps d’observer et d’écouter les jonquilles et les tulipes nous parler de leur fragilité et de leur essence, nous rappelant le cycle de la vie.

Nombreux sont ceux qui se sont demandé où se trouve Dieu dans tout cela. Dieu souffre avec nous et nous parle par la main qui nous aide, par le sacrifice que l’on fait pour qu’une autre personne soit en sécurité et par la promesse du printemps qui nous est révélée dans la nature, chaque matin. Dieu est dans l’invitation à revoir nos priorités et la façon dont nous apprécions la vie à toutes les étapes.

Peut-être est-ce là l’occasion qui nous est offerte d’écouter la Terre et de nous permettre de faire l’expérience du Dieu d’amour, de compassion et de tendresse dans et à travers l’humanité tout entière.

Kathleen O’Meara, dans le poème ci-dessous, semble saisir les opportunités contenues dans notre situation actuelle :

Et les gens sont restés à la maison
Et ils ont lu des livres et écouté.
Et ils se sont reposés et se sont entraînés
Et ils ont fait de l’art et ont joué
Et ils ont appris de nouvelles façons d’être.
Et ils se sont arrêtés.
Et ils écoutent profondément.
Quelqu’un a médité
Quelqu’un a prié
Quelqu’un a dansé
Quelqu’un a connu son ombre
Et les gens ont commencé à penser différemment.
Et les gens ont guéri
Et en l’absence de gens qui vivaient de manière inconsciente,
Dangereuse, inutile et sans cœur,
Même la Terre a commencé à guérir.
Et quand le danger est passé
Et que les gens se sont rencontrés
Ils ont pleuré les morts
Et ils ont fait de nouveaux choix
Et ils rêvent de nouvelles visions
Et ils ont créé de nouveaux modes de vie
Et ils ont complètement guéri la Terre
Tout comme ils ont été guéris eux-mêmes.

Envoyé par Sœurs Anne Lynch and Mai Finlay


À suivre...

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 ! (Suite)

10/05/2020

Ranchi

Il y a quelques jours, je me rendais dans une boutique médicale quand j’ai été arrêtée par une pauvre dame qui avait l’air épuisée et troublée. Elle m’a dit qu’elle avait deux enfants et qu’elle n’avait aucun moyen de faire vivre la famille pendant le confinement. Elle m’a également dit qu’il y avait beaucoup de gens dans les environs qui n’avaient pas de travail et donc pas d’argent pour acheter de la nourriture pour la famille. Des larmes ont coulé sur ses joues pendant qu’elle racontait et je me suis sentie émue. Sur le chemin du retour, je n’arrêtais pas de réfléchir à la manière de les aider. De retour en communauté, lorsque j’ai partagé mon expérience avec mes consœurs, elles ont été émues elles aussi et ont suggéré qu’avec l’aide de la population locale, nous pourrions faire une enquête sur la zone où se trouvaient les personnes les plus touchées et ensuite faire quelque chose pour elles afin de lutter contre cette pandémie pendant cette période de confinement.

Des gens - y compris la dame qui m’avait parlé - vivaient dans de petites chambres louées, miteuses, sans même le nécessaire fondamental pour vivre. Avec l’aide de quelques hommes d’affaire locaux, nous avons préparé des paquets de produits alimentaires de base qui aideraient une famille à survivre. Il était obligatoire d’informer la police locale et les autorités civiles avant de distribuer des produits alimentaires aux habitants des villages. La police a été très heureuse et nous a soutenus lorsque notre plan d’aide aux gens leur a été présenté. Ainsi, après avoir rempli les formalités, certaines d’entre nous se sont rendues dans les villages et ont distribué les paquets aux plus nécessiteux. Les gens se sont précipités vers nous de tous les coins de rue car ils attendaient de la nourriture. Le jour suivant, j’ai vu beaucoup d’enfants et de femmes rassemblés devant notre porte. Je savais que c’était pour la nourriture car ils en avaient entendu parler par d’autres. J’ai eu pitié d’eux car aucun d’entre eux n’avait de masque ni de gants. Leur préoccupation était la nourriture ; la menace du coronavirus n’avait pas d’importance pour eux. Il leur était très difficile de garder la distance sociale nécessaire car ils étaient préoccupés par l’idée d’obtenir de la nourriture. Je pouvais découvrir l’anxiété sur chaque visage alors qu’ils attendaient les paquets de nourriture. Puis, j’ai vu le sourire sur leurs visages et le regard de soulagement lorsqu’ils recevaient ce qu’ils attendaient. D’autres personnes ont commencé à venir ; le besoin était plus important que ce que nous avions calculé. Le problème doit être abordé et résolu et j’ai ressenti le besoin de travailler plus dur.

Plus tard dans la soirée, en repensant à l’expérience de la journée, je me suis émerveillée de la façon dont un petit acte de charité a apporté une telle joie et un tel bonheur dans la vie de certains de nos concitoyens. Ce sourire sur ces visages autrement inquiets suffit pour nous stimuler !

Envoyé par Sr Cresentia Xalxo


Province néerlandophone

Alors que le Covid-19 fait rage dans notre pays, laissant une traînée dévastatrice de morts, de souffrance et de chagrin, nous pouvons discerner des signes d’espoir et de générosité plus ou moins importants dans nos communautés et dans notre entourage.

Avant tout, nous sommes toutes reconnaissantes pour les nombreuses initiatives prises pour nous offrir une nourriture et une aide spirituelles, alors que les célébrations liturgiques nous manquent. La plupart de nos communautés ont appris à gérer le "livestream", Youtube et les sites web projetés à la télévision. Nous sommes extrêmement reconnaissantes aux évêques belges et au personnel de "Kerknet" (le site web de l’église flamande), qui nous offrent de nombreuses initiatives, montrant ainsi qu’ils sont de très bons bergers. Notre propre mini-site sur Kerknet a également apporté sa contribution afin d’alléger les effets de la solitude et de l’anxiété. Nous faisons l’expérience de ce que le monde "virtuel" n’est pas dénué de sens !

Outre les soins pour les besoins physiques et psychologiques de nos Sœurs fragiles, les coordinatrices de nos communautés offrent un apport spirituel et des informations, en particulier à celles qui sont confinées dans leur chambre en quarantaine. Sœurs Sushila et Noreen, les membres de la future communauté internationale, offrent généreusement leurs services aimants aux Sœurs de Melle et apprennent un peu de néerlandais.

Plusieurs communautés ont pris des initiatives afin d’alléger le fardeau de l’isolement, vécu par les personnes vivant dans une maison de retraite. Elles ont fait des cartes de vœux pour les résidents. Une communauté leur a transmis le message : "Gardez courage, tout ira bien un jour" et y a inséré des biscuits faits maison. Les Sœurs, étant elles-mêmes résidentes, ont fait l’expérience de multiples marques d’attention « plus douces que le miel » !

Nous remarquons que nous, religieuses, ne sommes pas les seules à donner de petits signes de gentillesse, de solidarité et de générosité. Nous voyons avant tout - et nous en sommes reconnaissantes - le travail et les efforts incessants de nos collaborateurs : le personnel infirmier, les personnes qui aident à l’entretien, le personnel administratif et les coordinatrices des communautés. Ils témoignent d’une grande compassion mais aussi d’une créativité étonnante pour résoudre tous les problèmes pratiques afin de maintenir les Sœurs en sécurité et les aider à respecter la "distance sociale".

Nous sommes émerveillées par le zèle sans faille du personnel médical, des scientifiques tels que les virologues, les épidémiologistes, sans oublier les journalistes et les politiciens.

Ce sont les "héros" les plus en vue, mais les gens ordinaires et même les jeunes offrent leur sourire et leur disponibilité pour aider : "Etes-vous dans le besoin ? ", "Puis-je vous aider d’une manière ou d’une autre ?", étaient des messages trouvés dans quelques boîtes aux lettres !

Nous nous joignons à la population locale pour manifester notre reconnaissance et notre gratitude envers ceux qui travaillent au service des malades : nous exposons des draps blancs sur un balcon, nous nous joignons à nos voisins pour applaudir, nous passons des coups de téléphone et envoyons des messages par "WhatsApp", ou nous faisons sonner la cloche de la chapelle à 20 heures, conformément à ce que les évêques ont demandé aux paroisses.

De nombreuses femmes et même quelques hommes ont commencé à confectionner des masques et certaines de nos communautés ont reçu ces articles dont elles avaient tant besoin. Certaines de nos Sœurs ont également commencé à confectionner des masques (surtout pour nos propres membres et collaborateurs), car le "Coronavirus" sera avec nous pendant très longtemps.

Enfin, la plupart d’entre nous ont remarqué que les gens sourient et hochent plus facilement la tête lorsqu’ils se rencontrent dans la rue.

Nous devons mentionner, non pas un dommage collatéral, mais un gain collatéral dans le domaine du bruit : son absence permet au chant des oiseaux de se faire entendre. Cette atmosphère de tranquillité est certainement une invitation à la réflexion et à la prière. Même la nature a bien résisté à cette crise : la pollution a sensiblement diminué et la faune sauvage est prospère. On entend à nouveau les enfants jouer en plein air, même si nous sommes conscientes que tous n’ont pas le luxe de disposer d’un jardin ni même d’une terrasse. Nous sommes préoccupées par les sans-abri et les "sans jardin" ! Pour eux, le confinement à la maison est plus éprouvant que pour la plupart d’entre nous qui avons une maison spacieuse et un jardin !

Oui, nous discernons des signes d’espoir !

Envoyé par Sr Anne-Marie Dhooghe


À suivre...

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 (Suite)

3/05/2020

Province belge du Sud

Quelques expériences de nos Sœurs

  • Au chevet d’un mourant :

    Soyez béni, Monsieur Adrien !
    Vous êtes parmi nos anciens. Il n’y a pas longtemps que j’ai fait votre connaissance et nous avons vécu ensemble des instants importants. Vous veniez à la salle à manger ne sachant plus beaucoup vous exprimer mais vos yeux rayonnaient de bienveillance. Vous n’êtes plus venu et, me faufilant le long de votre chambre, je vous ai aperçu très amaigri. Par la suite, vous observant de loin, je me suis rendu compte que vos yeux se tournaient déjà vers l’inconnu. Votre respiration était haletante. Je me suis assise près de vous. Mon regard allait de votre visage aux moutons broutant dans la prairie, il suffisait de baisser la tête, de bien regarder et voilà que de l’herbe fraîche se laissait manger sous leurs pattes. Un rayon de soleil, et la paix était complète. Vos yeux se penchaient vers moi, j’en fus bouleversée.
    Il m’est alors venu à l’esprit de m’adresser à notre Père.
    Et j’ai dit : « Au nom du Père, du Fils et de l’Esprit qui les unit, je vous pardonne toutes vos fragilités.
    J’ai osé, oui : il n’y a plus de prêtres. Il y a eu entre nous un retour vers la simplicité, la vérité.
    Vous êtes parti, Monsieur Adrien, ne nous oubliez pas, ni votre compagne, ni vos deux enfants.
    À bientôt.

  • Tout en respectant scrupuleusement toutes les consignes, une SCJM confectionne une grande affiche et va la brandir devant une Maison de Repos qu’elle avait coutume de fréquenter pour y rendre visite et apporter la communion à des personnes âgées. Elle a voulu ainsi remercier spontanément et encourager tout le personnel si héroïquement dévoué à des personnes fragilisées. Plusieurs soignants ont manifesté leur reconnaissance pour ce signe fraternel.
    Cette même SCJM s’est mise à la disposition de la Paroisse pour déposer le feuillet paroissial dans les boîtes aux lettres des paroissiens de son quartier.
  • Deux SCJM, résidentes d’une Maison de Repos, ont le souci d’épauler autant qu’elles le peuvent le personnel surchargé. Elles participent et animent des moments de convivialité, aident quelques résidents qui ne peuvent plus s’alimenter tout seuls et s’efforcent de propager de la bonne humeur autour d’elles. En ces jours difficiles, elles sont des cadeaux pour cette Maison qu’elles considèrent comme la leur.
  • Deux communautés de SCJM se sont jointes à l’initiative populaire : chaque soir à 20H, elles sonnent à toute volée les cloches de leur chapelle en signe de remerciement à tous ceux qui prennent des risques pour soulager et prendre soin des victimes du Covid-19.
  • Le téléphone est devenu un précieux et irremplaçable canal de rencontres. Il permet à la Province de vivre plus concrètement une communion fraternelle déjà vécue dans la prière. Il apporte courage et espérance aux Sœurs et aux relations qui souffrent davantage du confinement. Il est un remède contre une solitude déprimante, renforce les liens et permet de vivre joyeusement la sollicitude dont chacun a besoin.


Sri Lanka

Alors que l’année 2020 commençait à s’épanouir, les nouvelles qui continuaient à arriver de Wuhan étaient inquiétantes. Pourtant, personne d’entre nous ne pensait qu’elle allait franchir les frontières. Nous avons donc été choqués de constater que le Covid-19 avait bel et bien traversé les frontières et fait son entrée dans notre propre pays et qu’il avait déjà commencé à bousculer nos vies. Nous étions perplexes de ne pas savoir comment gérer cette nouvelle situation. Il y avait plus de questions que de réponses. Les nouvelles en provenance des pays européens étaient décourageantes. Le monde s’était arrêté.

Pendant notre cheminement de Carême, nous nous sommes souvenues du voyage de l’Exode. La foi au plus profond de nous nous a fortifiées pour avancer vers la terre promise, mais la réalité qui se trouvait juste devant nous tendait à nous faire perdre l’espoir. Les maisons, les villages, les villes et les cités étaient confinés. La vie est devenue très dure, surtout pour les personnes très pauvres.

Beaucoup d’entre nous ont fait un cheminement spirituel grâce à une retraite en ligne pendant la Semaine Sainte. C’était une semaine sainte différente de toutes celles que nous avons connues dans notre vie. En pensée, nous avons embrassé le monde entier, en particulier les victimes du coronavirus, leurs familles, le personnel médical et hospitalier, les dirigeants du pays, les forces de sécurité, etc. Nous avons trouvé du courage dans la Divine Providence et nous nous sommes senties renforcées par la devise "Donnez, et l’on vous donnera". Nous avons partagé avec les pauvres ce que nous pouvions. Nous avons entendu le cri des pauvres et nous avons été pressées à les embrasser dans la Charité. Nous avons partagé des rations sèches et des légumes avec les nécessiteux. Cet acte de charité a fait naître le sourire sur leurs visages et de l’espoir dans leur vie. Une aide a été offerte par téléphone à ceux qui étaient dans la peur et la panique ; une consolation aux membres de la famille qui avaient perdu leurs proches. Comme nous le dit le pape François, "dans les situations désespérées de douleur et de souffrance, Dieu n’abandonne jamais ses enfants mais reste proche d’eux". Nous sommes heureuses d’avoir pu, nous aussi, apporter un peu d’espoir aux victimes du COVID-19, du moins à certains égards.

À suivre...

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 ! (Suite)

26/04/2020

Région anglo-irlandaise

La direction de l’hôpital où je travaille en tant qu’aumônière a commencé à se préparer à l’éventuel impact dévastateur du Coronavirus en janvier 2020.

En février, j’ai commencé à prendre conscience de la gravité de cette maladie lorsque tout le personnel, y compris moi-même, a reçu une formation sur l’utilisation des EPI (équipements de protection individuelle). C’est grâce à cette formation, ainsi qu’aux nouvelles de l’OMS, que j’ai commencé à prendre conscience de la gravité de la maladie.

Nous avons tous dû nous entraider pendant cette période. Des vagues de peur étaient palpables parmi tout le personnel, y compris les consultants seniors. Beaucoup d’entre eux ont estimé qu’ils préféreraient être ailleurs que dans le milieu hospitalier. Cependant, d’une manière étrange, cette peur est puissante et nous nous sommes entraidés pour y faire face. ... Les paroles de l’archevêque Desmond Tutu écrites en 1931 étaient inspirantes. "Nous ressentons tous la peur, mais lorsque nous l’affrontons et la reconnaissons, nous sommes capables de la transformer en courage. Être courageux ne signifie pas ne jamais avoir peur ; cela signifie agir comme vous savez que vous devez le faire même si vous avez indéniablement peur".

En tant qu’aumônière, j’ai reçu de nombreuses demandes de prières. Lorsqu’un membre du personnel très dévoué qui avait été infecté a commencé à se rétablir, beaucoup ont exprimé leur foi renouvelée dans le pouvoir de la prière et ont rendu grâce.

Tous les membres du personnel portent désormais un équipement de protection individuelle (EPI). Ces combinaisons sont incroyablement difficiles à porter et à utiliser. Nous devons nous entraider pour nous habiller et, plus important encore, nous aider à nous déshabiller. La crainte de contracter ou de transmettre une infection est une grande inquiétude et un défi.

Mon rôle à cette époque est très varié : visiter le service chaque jour, organiser le sacrement de l’onction pour les patients, soutenir les parents et le personnel, aider le personnel à mettre l’EPI... nous sommes tous dans le même bateau, les collègues se soutenant mutuellement.

Communiquer une présence attentionnée et compatissante est un rôle essentiel pour les infirmières, les médecins, les travailleurs sociaux et les aumôniers dans les soins et les services aux patients et à la famille. L’impossibilité de le faire de la manière habituelle en portant cet EPI "va à l’encontre du but recherché". Cette présence attentionnée peut être et est si difficile lorsqu’on est habillé de cette manière. Le simple contact visuel est difficile lorsque les lunettes portées sont toutes embuées. On ne sait pas encore comment les patients et les familles vivent cette situation ni ce que les patients pensent de nous. Mais ils doivent avoir très peur.

Au milieu de cette situation très stressante, un petit geste de gentillesse et de sollicitude envers le personnel travaillant en première ligne ici à l’hôpital contribue grandement à égayer cette journée autrement très difficile. Les gens sont si généreux envers nous à l’hôpital. Ils donnent de l’argent, apportent de la nourriture, fournissent des EPI, des grille-pain, des bouilloires, des cafetières, des bouteilles d’eau. Le personnel ressent leur soutien et tous ces actes de générosité contribuent à lui rendre la vie un peu plus facile.

La prière est devenue une partie beaucoup plus importante du soutien et de la guérison au sein de l’hôpital. La petite équipe de prière que j’ai invitée à prier dans l’oratoire de l’hôpital, composée de nos prêtres locaux, du ministre de l’Église d’Irlande, de notre évêque et de moi-même, était une réponse à ce besoin. Chacun d’eux s’est senti privilégié d’être invité à aider le personnel qui se sent soutenu et porté dans la prière. Pendant les sept jours de la semaine, un membre de l’équipe de prière est à l’oratoire pour prier pour les personnes affectées par le virus.

Une bougie de solidarité du personnel reste allumée nuit et jour pour tous ceux dont nous touchons la vie dans le cadre de notre travail en ces temps difficiles. De nombreux membres du personnel ont fait part de leur sentiment d’être soutenus dans cette prière.

Les visites à l’hôpital sont désormais limitées à ceux qui sont dans les dernières heures de leur vie et font maintenant partie des soins de fin de vie. Nous ne pouvons autoriser que deux visiteurs par famille pour le moment. Tous les membres de la famille visitent en sachant qu’ils pourraient attraper le virus. Ils doivent également tous porter un équipement de protection complet, ce qui ajoute à leur détresse.

Je passe du temps chaque jour à prendre contact avec les familles endeuillées, dont les proches sont décédés des suites du Covid-19. La plupart d’entre elles me disent combien elles sont tristes de ne pas pouvoir leur dire au revoir. Cette situation, l’absence de rituel funéraire et du soutien habituel des autres membres de la famille et des amis rendent ce moment très pénible. Ils vivent un moment de solitude et d’isolement. Cela rend le processus de deuil très difficile et compliqué.

Je me pose des questions : Qu’est-ce que ce virus nous communique ? Comprendrons-nous les leçons que nous devons en tirer ? Peut-être que notre merveilleux environnement nous parle maintenant haut et fort.

Pour conclure, j’essaie de rester dans l’instant car si je regarde vers le futur proche où les scientifiques se battent encore pour trouver un vaccin et où les gens meurent ... je ressens de la peur.

Cependant, j’ai le sentiment que nos chefs de gouvernement et notre personnel médical font preuve d’un authentique leadership dans la gestion de notre pays. Ils nous tiennent informés chaque jour de leurs plans, de l’orientation et des décisions qu’ils prennent à la lumière des meilleures pratiques et des recommandations de l’OMS. Ce type de leadership a été fort bien accueilli et respecté par le peuple irlandais. Nous nous sentons en de bonnes mains et tous les citoyens sont traités avec beaucoup de respect.

Le soutien que je ressens de la part de mes Sœurs de la Région est tout simplement merveilleux. C’est une grande force pour moi dans mon apostolat. Je suis fière d’être une Sœur de la Charité de Jésus et de Marie, car je suis solidaire et pleine d’espoir avec toutes nos Sœurs du monde entier en ce moment de l’histoire de la Congrégation, unies dans la prière et l’amour.

(Envoyé par Sr Mary Lalor)

Le rayonnement du charisme des SCJM face au Covid-19 !

22/04/2020

En réponse à une initiative prise par l’UISG en vue de partager des histoires d’espérance, nos Provinces et Régions ont été invitées à envoyer de telles histoires. Présentées sous forme de rapports, et non d’histoires au sens propre du terme, elles sont très éclairantes, encourageantes et inspirantes. Elles nous parlent d’une partie intégrante de notre vie dans la Congrégation aujourd’hui. Nous les publierons donc ici, une par une. Voici le récit qui nous est parvenu de la Province de Delhi, le premier à arriver.

Les défis pour vivre notre charisme

Le Coronavirus est entré en Inde le 30 janvier 2020 lorsqu’un étudiant de retour de Wuhan en Chine a été testé positif. Juste avant son arrivée, le pays traversait déjà une période terrible en raison des amendements récemment adoptés par le Parlement : la loi sur la citoyenneté (CAA : Citizens Amendment Act), l’enregistrement national des citoyens (NRC : National Registration of Citizens) et l’enregistrement national de la population (NPR : National Population Registration). Ces amendements ayant été interprétés comme discriminatoires, la population s’est révoltée, ce qui a entraîné beaucoup de violence et d’effusion de sang, voire des émeutes.

Dans ce contexte, le pays a soudainement été pris par la pandémie, nécessitant une attention et une action immédiates. Du jour au lendemain, le gouvernement central a annoncé 21 jours de confinement qui ont laissé d’innombrables personnes dans la détresse. Cependant, Dieu ne les a pas abandonnées au désespoir. Des centaines de personnes leur sont venues en aide, apportant une lueur d’espoir.

Les SCJM de la Province de Delhi ont leur propre façon d’être de telles lueurs d’espoir pour ceux qui tâtonnent dans l’obscurité.

1. Les victimes des émeutes : Les émeutes ont été principalement observées à Delhi, la capitale nationale. La communauté du Provincialat est venue en aide aux personnes en détresse qui ont été chassées de leurs foyers. Nous nous sommes jointes à l’archevêché de Delhi, à la Conférence des Religieux de l’Inde (CRI), aux ONG et à d’autres bénévoles qui se sont présentés pour améliorer la situation.

  • Avec d’autres prêtres, religieux, activistes sociaux, journalistes et chefs religieux, certaines de nos Sœurs ont exprimé leur solidarité en se joignant à une grève avec occupation dans la capitale,
  • Certaines d’entre nous ont personnellement visité les camps et ont passé du temps avec les victimes des émeutes. Elles ont écouté leurs expériences pénibles et les ont conseillées.
  • La Province a offert une aide financière à ceux qui en avaient le plus besoin.

Bien que chacun de nos petits gestes soit comme une goutte d’eau dans la mer, notre présence a certainement dû offrir une lueur d’espoir aux victimes de l’inhumanité.

2. La pandémie de coronavirus : Nous avions conscience de la propagation du virus mais nous n’avons jamais pensé qu’elle deviendrait une crise mondiale. Peu à peu, le pays a pris conscience de la nécessité de se préparer et de prendre des mesures préventives pour éviter que le virus ne se propage. Le confinement national déclaré pendant 21 jours a causé de nombreux problèmes, en particulier pour les travailleurs migrants et les travailleurs du bâtiment, les travailleurs journaliers et d’autres personnes marginalisées. Nous avons été témoins de scènes déchirantes sur les routes devant la maison provinciale où des foules de travailleurs migrants étaient à pied, essayant de rejoindre leurs maisons, à des centaines de kilomètres dans la plupart des cas. Des milliers de personnes sont restées sans abri ni nourriture. Nous avons pensé que nous pourrions, d’une certaine manière, venir en aide à cette humanité souffrante.

Certaines de nos communautés avaient déjà commencé à venir en aide à ceux qui n’avaient pas beaucoup pour se nourrir. Bientôt, toutes les autres communautés ont également trouvé leur propre façon d’être une lueur d’espoir pour les personnes en détresse. 26 communautés se sont mises en action pour aider de toutes les manières possibles, par exemple :

  • Distribuer des rations ou offrir une aide financière pour les traitements
  • Se joindre à ceux qui fournissaient de la nourriture dans des lieux d’hébergement
  • Mettre nos bâtiments scolaires à disposition à des fins de quarantaine.

Nous avons essayé d’être de bons samaritains pour tous ceux qui étaient dans le besoin, sans distinction de caste, de croyance, de religion, d’âge ou de sexe. Ces gestes de générosité, d’empathie et de solidarité avec les personnes touchées semaient des graines d’espoir pour les désespérés.

3. La solidarité avec notre "lien vital" : Conformément aux paroles du Père Triest qui disait : "accomplissez toujours vos œuvres de charité dans un esprit de foi, les yeux fixés sur Dieu", nous nous sommes tournées vers Dieu, notre " lien vital ". Le mois dernier a été un temps de prière intense, non seulement pour les victimes du coronavirus, mais aussi pour demander à Dieu de nous accorder sa miséricorde, ainsi qu’à l’humanité tout entière, pour nos péchés, nos échecs et nos manquements qui ont amené notre mère la Terre à porter le deuil sous leur poids. Nous sommes convaincues que le Seigneur qui travaille avec nous pendant cette crise mondiale nous permettra de continuer à être une lueur d’espoir.

Dans la profondeur des ténèbres, lorsque Dieu semble caché, la lumière transformatrice et l’espérance de Dieu se révèlent grâce aux services dévoués de tous les membres du personnel soignant, des fonctionnaires, des ONG, des bénévoles, des prêtres, des religieux, des donateurs et d’autres que notre Père Triest considérerait comme " des dieux sur terre et des anges de Dieu ". Que Dieu, notre lien vital, continue à nous inspirer à marcher en solidarité avec les personnes en détresse en ce moment critique pour l’humanité !

À suivre…

Le défi du Covid-19 pour les SCJM du monde entier (suite)

15/04/2020

St-Vincent, R.D. Congo (envoyé par Sr Marie Céline Bulungu)

Dans la Province, jusqu’ici, aucune Sœur n’est atteinte. Dieu merci.

Au Haut Katanga : Le Gouverneur a autorisé la vente des produits alimentaires, afin que la population puisse s’en procurer. Les barrières sont érigées à différents endroits pour vérifier le nombre de passagers autorisés dans les transports en commun durant ce temps de pandémie. Devant les magasins de produits alimentaires, les acheteurs font la queue tout en respectant une certaine distance. Le gel alcoolique est donné aux gens pour désinfecter les mains.

La situation ne semble pas trop difficile pour ceux qui ont un peu de moyens financiers ; tandis que la majorité de la population, qui vit au jour le jour par la vente de petits articles, traverse un moment difficile.

Au Kasaï et Lomami : La population est en mouvement, on demande aux gens de respecter seulement les règles d’hygiène. Jusqu’à présent, seuls Kinshasa, le Nord – Kivu, le Sud – Kivu, Ituri et Kwilu dans le Bandundu ont des cas confirmés.

Vue d’ensemble des cas :
Kinshasa : 241 cas confirmés, 20 personnes guéries, 20 décès.
Afrique du sud : 2272 cas confirmés, 410 personnes guéries, 27 décès.

Dans cette situation alarmante que traverse l’humanité entière, la Province Saint Vincent de Paul a choisi de faire l’adoration chaque jour dans toutes nos communautés pour implorer le secours divin sur notre humanité en détresse.

Mali (envoyé par Sr Marguerite Tubale)

Voilà en bref la situation de COVID-19 dans notre pays :

Le ministre de la santé et des affaires sociales est chargé de tenir régulièrement informée l’opinion nationale et internationale de la situation épidémiologique au Mali. Il a communiqué ceci :

Le 12/4/2020 les services de santé ont enregistré 11 nouveaux cas de COVID 19, pas de décès ; 3 patients pris en charge ont été guéris dont 1 enfant de 5 ans.

A ce jour, le nombre de cas positifs enregistrés au Mali est de 116 dont 9 décès pour un total de 25 patients guéris. La prise en charge des autres patients se poursuit. Les autres cas trouvés dans d’autres villes sont vite acheminés à Bamako pour éviter la contamination.

On invite la population à rester sereine et à respecter les mesures de prévention. Nous ne sortons pas de chez nous pour aller en ville et n’avons pas beaucoup de nouvelles.

La fête de Pâques a été célébrée dans l’intimité, uniquement avec les consacrées, les prêtres et quelques laïcs. On demande à toutes les consacrées de rester dans leurs communautés : des prêtres viennent y célébrer la messe chaque jour.

Angleterre-Irlande (envoyé par Sr Elizabeth Roche)

Nous vivons vraiment une époque étrange et déconcertante. Nous avons entamé notre quatrième semaine de confinement, un terme avec lequel nous sommes devenus très familiers depuis que le COVID-19 a pris le contrôle de nos vies. Cet ennemi silencieux, invisible et mortel a causé et continue de causer des centaines de morts chaque jour. Une grande partie de la vie doit être mise en veilleuse, et la seule chose que nous souhaitons et espérons tous, c’est un retour à la normale, quelle que soit cette nouvelle normalité. Comme quelqu’un l’a dit récemment, ... c’est aussi une pandémie de déception humaine..., beaucoup de deuils en plus de la maladie, beaucoup de décès dus au virus, et tant de personnes qui meurent seules à l’hôpital, sans qu’un être cher soit présent pour leur tenir la main et leur apporter un peu de réconfort à un moment aussi critique. La distanciation sociale exige d’être séparés à un moment où la proximité est la plus nécessaire. Viennent ensuite les restrictions tout aussi strictes en matière de services funéraires et d’enterrement. Des vies, des familles et des communautés sont donc traumatisées ici, comme elles le sont d’ailleurs partout dans le monde. C’est certainement le plus étrange des sentiments, même surréaliste. Il y a un profond chagrin et une lutte déchirante que beaucoup de gens traversent en ce moment, en particulier les malades, ceux qui sont atteints de COVID-19 et ceux qui sont malades d’une autre manière, ainsi que ceux qui pleurent leurs morts.

Dans ce contexte, qui semble presque inéluctable, jusqu’à ce qu’un vaccin soit trouvé, il se dégage une profondeur de bonté, de bienveillance et de bon voisinage qui contraste totalement avec ce qui se passe. C’est comme si notre humanité commune se rassemblait d’une manière douce et bienveillante pour nous montrer comment être ensemble, à un moment où l’on nous demande de rester chez nous et d’observer la distance sociale qui nous sépare les uns des autres.

En ce qui concerne la région Anglo-Irlandaise, à ce jour les Sœurs ne sont pas infectées par le virus, car nous observons chacune les mesures exigées par les gouvernements et les autorités sanitaires en Angleterre et en Irlande. Comme 30 des 33 Sœurs de la région sont âgées de plus de 70 ans, la majorité d’entre elles sont confinées chez elles et ne sortent que pour chercher leurs médicaments et faire un peu d’exercice quotidien. La communication par les différents moyens de la technologie moderne est bien sûr un atout considérable à l’heure actuelle, car elle permet d’établir des contacts pour atténuer le sentiment d’isolement et de solitude. Il y a beaucoup de possibilités de retransmission en direct de la messe depuis divers endroits, ce qui est très utile, et pendant la Semaine Sainte les différents services étaient accessibles, nous permettant de puiser force et espoir dans notre Foi pendant cette période très difficile et éprouvante. En tant que religieuses, nous faisons maintenant l’expérience de l’aide et de la prévenance de nos voisins qui nous proposent de nous apporter des vivres, et nous leur assurons à notre tour notre prière quotidienne, nous remercions donc Dieu de découvrir ce que signifie appartenir à l’unique famille humaine.

Sri Lanka (envoyé par Sr Anastasia Perera)

Le Christ est ressuscité ! Le lendemain de Pâques, nous toutes, Sœurs de la Charité, pouvons rendre grâce pour le don de la retraite en ligne que nous avons eu l’occasion de faire ensemble pour découvrir toute chose et toute personne avec un regard nouveau dans le Seigneur, et pour grandir en solidarité avec les victimes du Coronavirus.

Le premier cas confirmé du virus au Sri Lanka a été signalé le 27 janvier, une femme chinoise de 44 ans de la province de Hubei en Chine, arrivée comme touriste. Le 10 mars, le premier ressortissant local sri-lankais, un guide touristique de 52 ans travaillant avec un groupe d’Italiens, avait été testé positif. Par la suite, les cas signalés, les personnes infectées et les zones de quarantaine ont commencé à se multiplier et à se propager rapidement dans l’île. Le port du masque facial est devenu obligatoire. La télévision et la radio diffusaient régulièrement des instructions sur les mesures de précaution nécessaires que les gens devaient prendre. La peur et l’incertitude étaient évidentes partout. Tant de questions et aucune réponse apparente ! Nous avons été mis au défi de rester pacifiques, solidaires et confiants que le Seigneur nous protégerait !

De nombreux voyageurs avaient négligé les procédures de quarantaine. Cela signifiait qu’ils allaient propager le virus. Et c’est ce qu’ils ont fait ! Le 25 mars, plus de 14 000 personnes ont été mises en quarantaine. Des restrictions de voyage ont été introduites : suspension des visas et des vols internationaux. Le 27 mars, le couvre-feu a été décrété. Cela signifiait l’impossibilité de sortir. Il y avait des achats dictés par la panique et de longues files d’attente ! Nous sommes mis au défi de revenir à un mode de vie plus simple, de nous remettre en question, d’apprendre à nous débrouiller avec moins et d’être reconnaissants pour l’essentiel. C’était aussi un appel à nous tourner vers notre mère la Terre : cultiver des jardins familiaux pour l’avenir et écouter le message de l’Evangile, "regardez les oiseaux du ciel et les lis des champs". Dans beaucoup de nos communautés, la Providence divine a été vécue de façon inattendue lorsque le garde-manger a été trouvé vide et avec de nombreuses bouches à nourrir !

Un comportement responsable a été demandé : éviter les foules, se distancier socialement, se désinfecter fréquemment, s’abstenir d’abuser des médias sociaux, ne pas violer les restrictions du couvre-feu... (à ce jour, plus de 20 000 personnes ont été arrêtées pour violation). Les prières liturgiques, y compris les services de la Semaine Sainte, ont été annulés et ce fut un coup dur jusqu’à ce qu’on réfléchisse et qu’on voie que Dieu est dans nos cœurs !

Dans tous nos couvents, les Sœurs ont observé, prié, encouragé les autres et espéré que l’épidémie serait bientôt maîtrisée. Cependant, les nouvelles qui nous parvenaient des pays européens nous ont consternées. Nous avons eu recours à de nombreuses formes de prière et de supplication. Certaines de nos petites communautés et maisons de retraite qui ont des prêtres ou des aumôniers résidant à proximité ont continué à célébrer la messe et ont embrassé le reste de la Province et de la Congrégation dans leur prière.

Aujourd’hui, la spiritualité et la foi sont devenues une force vivante, non seulement parmi les Sœurs mais dans la nation tout entière. Les gens, bien que confinés chez eux, sont plus proches et plus concernés. Il y a plus de partage et d’attention. Les gens se rassemblent autour de leur télévision pour suivre la messe et d’autres services. Chaque petit foyer et chaque famille est désormais une église vivante et un sanctuaire de l’amour de Dieu !

Vietnam (envoyé par Sr Suman Anima Toppo)

Selon le ministère de la santé, le pays a eu au total 265 cas confirmés de COVID-19 sur son territoire depuis que le virus est connu, dont certains se sont rétablis. Aujourd’hui, le nombre total de personnes mises en quarantaine s’élève à 75 291.
Depuis le 1er avril, nous avons des règles strictes de distanciation sociale à l’échelle nationale, limitant les mouvements uniquement à l’essentiel. Dans ce contexte, l’Église au Vietnam a diffusé en direct les messes quotidiennes et autres services pendant le Triduum pascal et la Vigile de Pâques. Les églises, qui étaient autrefois pleines pour les messes quotidiennes, ont été témoins du vide et d’un grand silence pendant la période cruciale de Pâques 2020. Cependant, dans les familles et les communautés, des milliers de croyants assistent chaque jour aux messes en ligne avec beaucoup d’amour et de dévotion.

En tant que citoyens responsables du pays, nous toutes dans la Région contribuons à la vie de la nation en adhérant strictement à la distanciation sociale, en faisant des sacrifices et en priant quotidiennement pour les victimes et en partageant ce que nous pouvons avec les pauvres.

Pour certaines d’entre nous, c’est devenu une opportunité donnée d’être ensemble, de vivre notre Cor unum, anima una. C’est aussi le moment d’exprimer certains des dons et talents que Dieu nous a donnés : l’art et l’artisanat, la couture, la peinture, etc. Nous avons également saisi cette occasion pour étudier la Parole de Dieu et les documents de la Congrégation. Nous avons également des sessions pour améliorer notre connaissance de la langue.

Certaines d’entre nous étaient anxieuses, notamment nos aspirantes et postulantes. Ainsi, nous nous sommes parfois assises ensemble pour parler de notre expérience pendant ce moment d’incertitude et chacune a partagé ses pensées et ses réflexions. Nous essayons d’être des canaux de grâce les unes pour les autres. Les jeunes en formation avaient la possibilité de retourner chez leurs parents si elles le souhaitaient, mais leur réponse a été frappante : "Mes Sœurs, nous sommes venues ici ; nous allons affronter ces difficultés ensemble." Cette belle réponse a fortifié chacune d’entre nous.

Pendant cette période, nos bienfaiteurs sont plus soucieux de nos besoins. Sans entrer dans la maison, ils nous laissent des denrées alimentaires ! Nous ne manquons de rien ! Nous faisons l’expérience de la providence de Dieu. Selon les possibilités de chacune, les communautés plantent leurs propres légumes et se débrouillent avec ce qui est disponible. Dans la mesure du possible, nous aidons les pauvres du quartier et partageons avec eux ce que nous avons dans l’esprit de Pâques.

Une des communautés a eu le privilège de célébrer l’Eucharistie pendant la semaine sainte et le jour de Pâques. Nous disons merci au Curé qui a choisi notre maison pour célébrer la sainte Eucharistie. Celle-ci a été retransmise en direct pour les paroissiens.

Unie dans la prière, toute la Région offre chaque jour le chapelet de la miséricorde et passe une heure en adoration pour prier pour la guérison de notre monde du coronavirus. Nous avons cheminé ensemble avec d’autres et avons participé à la retraite en ligne avec les mêmes sentiments et intentions. Cette période de calme et d’isolement social a aidé chacune de nous à approfondir sa relation avec Dieu, avec soi-même, avec les autres, avec les personnes du monde entier et avec la création tout entière.


Le défi du Covid-19 pour les SCJM du monde entier

14/04/2020

Cette année, nous avons toutes vécu une expérience unique du mystère pascal. Le Seigneur nous a rencontrées, nous a renouvelées et nous a fortifiées dans et à travers le monde virtuel !

Pendant la Semaine Sainte, nous avons vécu une expérience exceptionnelle de communion au sein de la Congrégation et de solidarité avec nos frères et sœurs dans le monde, en nous confrontant aux réalités du Covid-19, à travers notre retraite sur le thème de la semaine. Dans un monde qui est mis à rude épreuve, le message de Pâques résonne haut et fort, dissipant toute anxiété et toute peur. Selon les mots du Pape François, en cette Pâque " nous acquérons un droit fondamental qui ne peut nous être enlevé : le droit à l’espérance " (Homélie de la Veillée pascale).

Des marques d’intérêt et de sollicitude continuent à venir de diverses parties de la Congrégation pour prendre de nos nouvelles, tant ici au Généralat qu’en Belgique. La puissante force de soutien par la prière accompagne toujours chaque message, lettre ou appel téléphonique !

La situation en Belgique reste toujours critique avec 30 589 cas confirmés et 3 903 décès à ce jour (13/04). Le confinement en vigueur risque de se prolonger et nous continuons à trouver des moyens d’en tirer le meilleur parti. Nos Sœurs qui sont infectées par le Covid-19 progressent bien et, heureusement, aucun nouveau cas n’est signalé. Cependant, le nombre de victimes semble augmenter parmi les membres du personnel soignant.

Dans d’autres parties de la Congrégation, la situation semble prendre des proportions alarmantes. Nous en avons un aperçu grâce aux récits suivants qui nous sont parvenus ; d’autres suivront :

Ranchi (par Sœur Marie-Joseph Valiyankal)

Le coronavirus qui a pris d’assaut le monde avec l’Inde dans sa mire. Ayant la deuxième plus forte densité de population au monde, la propagation sociale du virus est l’un des dangers auxquels le pays est confronté. Sur les 29 États de l’Inde, les quelques États touchés comprennent le Maharashtra, le Kerala, le Karnataka, le Tamil Nadu, l’Uttar Pradesh et le Jharkhand. Selon d’éminents médecins et analystes sociaux, la propagation de ce virus mortel dans d’autres régions du pays est une question de temps. Le nombre de décès est passé à 200 jusqu’à présent et les cas confirmés augmentent eux aussi de manière alarmante. La population vit dans une peur et une anxiété constantes. Les mesures prises en temps utile, notamment le confinement, la distanciation sociale obligatoire et d’autres mesures strictes prises par le gouvernement central ainsi que par les gouvernements des États ont été bénéfiques dans une certaine mesure pour prévenir la rapide propagation du virus jusqu’à présent. Certains gouvernements des États ont pris des mesures louables en identifiant les personnes touchées dès le début et en mettant en place des centres d’isolement, des installations de dépistage et des traitements appropriés, une cuisine communautaire, la distribution du matériel nécessaire et d’autres mesures similaires.

Ce qui est positif actuellement, c’est qu’au-delà des frontières, les gens réalisent le besoin de Dieu et beaucoup apportent leur aide aux nécessiteux malgré le confinement et d’autres restrictions. Les SCJM de la Province de Ranchi participent activement à la prise en charge des travailleurs migrants pendant le confinement. L’archidiocèse de Ranchi, en coopération avec le gouvernement du Jharkhand, en a eu l’initiative. L’une de nos écoles à Hulhundu a été convertie en foyer d’accueil pour les travailleurs migrants. L’endroit est prêt à accueillir 200 personnes avec toutes les dispositions nécessaires pour leur séjour. Les personnes n’y seront accueillies qu’après avoir subi les tests de dépistage obligatoires. Le même dispositif est mis en place à Chinaki et à Abadganj pour répondre à toute situation d’urgence. Outre l’aide apportée au diocèse pour lutter contre cette crise, nous organisons également des sessions pour sensibiliser les gens aux dangers du coronavirus et aux moyens de se protéger et de protéger sa famille contre le virus. Entre-temps, les communautés du Provincialat, de l’université de Nirmala et de Chianki ont distribué des denrées alimentaires à environ 400 familles dans le besoin dans leurs régions respectives. Les Sœurs sont prêtes et heureuses d’aider les démunis par tous les moyens possibles et, à la vue des signes et des symptômes que nous observons aujourd’hui, nous pensons que nous devons nous préparer à une situation plus grave dans les jours à venir.

Au milieu de toute cette peur, cette anxiété et cette incertitude, nous nous tournons vers Dieu avec confiance en son amour miséricordieux !

IAN Philippines (par Sœur Fatima Peiris)

A ce jour (12 avril), il y a 4 648 cas confirmés de coronavirus dans le pays. Le nombre de décès s’élève à 297. Le pays entier, qui compte plus de 104 millions de personnes, est en quarantaine.

Le système de santé du pays est confronté à cette nouvelle souche du coronavirus, ainsi qu’à des dizaines de milliers de patients atteints de tuberculose. Les Philippines restent l’un des rares pays où le nombre de cas de tuberculose continue d’augmenter chaque année. Aujourd’hui, on estime à un million le nombre de Philippins atteints de tuberculose active. Ceux-ci sont maintenant confrontés à la menace supplémentaire de contracter le coronavirus en raison de l’affaiblissement de leur système immunitaire. Comme les hôpitaux sont désormais bondés de patients atteints de COVID-19, il est conseillé aux tuberculeux de rester chez eux.
Quelques supermarchés sont ouverts, mais seuls des articles limités sont disponibles. Les gens traversent une période très dure et difficile : ils n’ont pas de travail et vivent dans la pauvreté.

En tant que communauté, nous avons décidé de rendre notre mode de vie très simple. Dieu merci, nous avons des légumes et des fruits du jardin. Nous restons unies avec le monde entier et nous passons plus de temps avec le Seigneur. La retraite de la Semaine Sainte a été une expérience merveilleuse pour nous toutes, dans la communauté : nous avons travaillé à notre propre conversion et transformation. Chaque jour, nous apprenons et faisons l’expérience de beaucoup de choses dans notre vie.

Pakistan (par Sœur Sophia Patras)

Pas moins de 13 localités de la capitale provinciale de Lahore ont été partiellement ou complètement isolées samedi en raison d’une augmentation soudaine des cas de coronavirus. Bien que Lahore reste l’une des régions les plus touchées de la province, les zones isolées sont anciennes et densément peuplées, une situation qui pourrait potentiellement faire de ces localités isolées des foyers d’infection massive du coronavirus.

Le nombre total de cas de coronavirus dans le pays s’élève à 5 015, avec 86 décès.
La majorité des cas d’infection au COVID-19 au Pakistan concernent des pèlerins revenus de l’Iran au début de ce mois.

Le ministère de la santé pakistanais a émis des directives pour la population sur la façon de se protéger contre le Coronavirus. Le gouvernement a exhorté les gens à éviter les rassemblements publics, à se laver les mains régulièrement et à garder une distance avec les patients atteints du virus. Malgré ces messages publics largement propagés par les médias, beaucoup de gens semblent ignorer ces instructions. La pauvreté est endémique dans le pays, et de nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Ils considèrent le coronavirus comme le moindre de leurs problèmes.

Pour faire respecter la "distanciation sociale", l’armée a été appelée à aider la police. Dans certains endroits, les personnes qui rompent la "distanciation sociale" sont punies par la police. Les mosquées, les églises et tous les lieux de culte restent fermés aux rassemblements importants. Seules quelques personnes (4-5) peuvent se joindre aux prières le vendredi ou le dimanche. Les gens sont invités à prier à la maison.

Dans les grandes villes, les hôpitaux privés n’ont pas de médecins et les patients atteints des maladies habituelles ont du mal à se faire soigner. Les marchés de produits alimentaires sont ouverts pendant un certain temps. De nombreuses personnes de bonne volonté s’occupent des pauvres en leur distribuant des produits alimentaires.

Rwanda (envoyé par Sœur Mary Paul Vadassery)

Le Rwanda a, lui aussi, sa part d’expériences douloureuses en ce moment où le monde est confronté à la pandémie. Le confinement mis en place plus tôt, se poursuivra pendant deux semaines encore. Les autorités civiles et ecclésiales nous envoient régulièrement des instructions spécifiques nous demandant de les respecter très strictement. En cas d’indiscipline, des mesures sévères sont prises par les autorités. Au début, il était très difficile pour les gens de rester chez eux sans se rencontrer et se saluer. Mais aujourd’hui, cela semble faire partie de leur vie. Nous pensons que le Coronavirus a appris aux gens à être disciplinés. La vigilance des autorités est vraiment admirable. Même les personnes très peu instruites et pauvres s’inquiètent à l’annonce d’un simple rhume et d’une toux et courent se faire examiner dans des centres de santé. Les symptômes font l’objet d’un contrôle ordinaire et beaucoup d’entre eux sont renvoyés chez eux après avoir été rassurés et conseillés. Seuls les cas très douteux sont envoyés dans les grands hôpitaux pour un examen complet. Des bouteilles de désinfectant sont disponibles partout.

À ce jour, nous avons 118 cas, mais ce sont tous des cas bénins, qui sont isolés dans les hôpitaux publics. Quelques-uns d’entre eux se sont déjà rétablis. Tous les hôpitaux font le premier contrôle de tous ceux qui entrent. Tous les hôpitaux et centres de santé privés sont priés de garder des places prêtes à recevoir les patients du Covid-19 en cas de nécessité. Le calme et la tranquillité règnent partout. Les grands corbeaux qui venaient autrefois manger tout ce que nous plantons dans notre jardin ne sont plus visibles.

Les pauvres et les travailleurs journaliers sont les personnes qui souffrent le plus dans notre pays en ce moment, sans travail et sans autres moyens de subsistance pour leur vie quotidienne. Nous ne les oublions pas et essayons de partager tout ce que nous pouvons pour les aider. Cela nous a appris l’esprit de partage et l’attention à l’égard des plus démunis.

Nos Sœurs du Burundi, pays voisin où nous avons une communauté, vivent dans un autre monde. Jusqu’à présent, il y a cinq cas de Covid-19 dans le pays. Les frontières et l’aéroport sont fermés depuis deux semaines. Pour le reste, la vie continue comme d’habitude ; il n’y a pas de fermeture et les gens se déplacent librement dans le pays. Toutes les institutions fonctionnent comme d’habitude.

La semaine sainte a été un moment privilégié pour nous d’être en union plus intime avec le Seigneur et avec toutes les Sœurs de notre Congrégation. Le calme et la tranquillité qui régnaient autour de nous nous ont permis de mieux prier pour le monde entier et de nous souvenir de nos frères et sœurs qui souffrent dans les différents continents. Nous sommes extrêmement heureuses de notre expérience de retraite de la Semaine Sainte.

Delhi (envoyé par Sœur Teresa Attupuram)

Au moment où nous écrivons ces lignes, l’Inde a enregistré 16 999 cas confirmés et 331 décès dus au COVID-19. La bonne nouvelle, cependant, est le rétablissement de 1086 cas positifs. Delhi enregistre le deuxième plus grand nombre de cas d’infection avec un total de 1154 cas confirmés et 24 décès. Un confinement national a été annoncé le 24 mars pour une durée de 21 jours et il est maintenant signalé qu’il pourrait être prolongé jusqu’au 30 avril. Le gouvernement a également imposé des interdictions de voyager et tous les sites touristiques, écoles, cafés, restaurants, clubs de sport et autres lieux publics sont temporairement fermés. Ce confinement a principalement touché les migrants et les pauvres, en particulier les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les marginaux et les personnes déplacées. Ils n’ont pas de travail, pas d’argent, pas de nourriture et pas d’endroit approprié pour se loger. Le nombre de véhicules sur les routes a considérablement diminué et la pollution a également baissé.

De nombreuses ONG chrétiennes et non-chrétiennes se sont manifestées pour distribuer des paquets de nourriture, des produits alimentaires, des médicaments et d’autres produits essentiels à la survie des personnes. Toutes les communautés de la Province participent à l’identification des personnes dans le besoin et offrent leur aide dans la mesure du possible dans cette situation particulière. Dans les régions éloignées, il n’est pas facile d’acheter des produits alimentaires. Néanmoins, nos Sœurs travaillent dur et tentent de venir en aide aux victimes de la pandémie avec l’aide des propriétaires de magasins, de la police et des fonctionnaires du gouvernement. Le gouvernement central et les gouvernements des États ont également pris de nombreuses mesures pour aider les pauvres, comme la mise à disposition de maisons de fortune, d’abris et de rations pour tous. En outre, des professionnels de la santé sont formés pour gérer les cas de Covid-19 et les installations de dépistage sont renforcées par l’association des facultés de médecine privées et publiques, ainsi que de 14 instituts de santé mentale dans tout le pays.

Dans la Province, toutes les Sœurs et nos collaborateurs sont jusqu’à présent protégés contre le COVID-19. Pour beaucoup d’entre nous, vivre à l’intérieur pendant une période aussi longue est une expérience nouvelle. Beaucoup de nos communautés n’ont pas de messe et les liturgies de la Semaine Sainte et de Pâques nous ont manqué. Cependant, nous trouvons de nouvelles façons de partager et de célébrer la foi de manière créative pendant cette pandémie. Chacune a soif de rester connectée à Dieu/notre lien vital.

St-Bernard, R.D.Congo (envoyé par Sœur Angèle Benabiabo)

La pandémie de Covid-19 en République Démocratique du Congo est documentée dans le pays à partir du 10 mars 2020, date à laquelle un premier cas est confirmé sur le territoire.

Le 19 mars, Félix Tshisekedi annonce la fermeture de toutes les écoles et universités du pays.

Le 24 mars, dans la soirée, le Président Félix Tshisekedi décrète l’état d’urgence au cours d’une allocution télévisée, ainsi que l’isolement de la capitale, Kinshasa. La panique s’empare des habitants, et les supermarchés sont pris d’assaut avec des queues de plusieurs centaines de mètres.

Le 27 mars, le gouverneur de Kinshasa décide finalement de reporter le confinement de la capitale à une date non-déterminée, invoquant un problème de flambée des prix des biens de première nécessité, ainsi qu’un risque d’insécurité.

Le 2 avril, il annonce de nouvelles mesures de confinement pour la capitale, qui ne toucherait finalement que la commune de La Gombe, centre administratif et commercial de Kinshasa, pour deux semaines à partir du 6 avril.

Au 12/04/2020, le nombre total de cas confirmés s’élève à 235, depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020. Au total, il y a eu 20 décès.

Cinq provinces sont touchées. Il s’agit de Kinshasa avec 223 cas. Le Nord-Kivu compte 5 cas. 4 cas sont recensés au Sud-Kivu, 2 en Ituri et un cas dans le Kwilu.

Depuis 2018, la R.D. Congo combat la pire épidémie d’Ebola de son histoire, qualifiée d’« urgence sanitaire de portée internationale » par l’OMS. Début mars 2020 cependant (période où la présence du coronavirus commence à être documentée sur le territoire), les nouveaux cas d’Ebola détectés se font de plus en plus rares, et l’annonce officielle de la fin de l’épidémie est envisagée par les autorités pour le 12 avril. La R.D. Congo combat également une importante épidémie de rougeole depuis plus d’un an, l’OMS ayant recensé 335.000 enfants contaminés, dont 6 300 décès, notamment dans le nord du pays.

À suivre...

Confinement

4/04/2020

Il s’agit d’un poème touchant sur le coronavirus, écrit par le Frère Richard Hendrick, un Capucin vivant en Irlande.

Alors que nous entrons dans la Semaine Sainte, portées par la prière, unies à nos sœurs et frères du monde entier par l’Esprit, ce poème est une puissante invitation à voir notre vie d’aujourd’hui sous un autre angle !

JPEG - 9.3 ko "Oui, il y a la peur.
Oui, il y a l’isolement.
Oui, il y a l’achat de panique.
Oui, il y a la maladie.
Oui, il y a même la mort.

Mais,
On dit qu’à Wuhan après tant d’années de bruit,
Vous pouvez encore entendre les oiseaux.
On dit qu’après quelque semaine de calme,
Le ciel n’est plus imprégné de smog,
Mais il est bleu, gris et clair.

On dit que dans les rues d’Assisi,
Les gens chantent
dans les places vides,
Laissant les fenêtres ouvertes
pour que ceux qui sont seuls
peuvent entendre les sons des familles autour d’eux.

On dit qu’il y a un hôtel dans l’ouest de l’Irlande,
qui offre des repas gratuits et qui les livre à ceux qui sont confinés chez eux.
Aujourd’hui une jeune femme que je connais
Est occupée à distribuer des flyers avec son numéro
Dans le quartier
De façon que les personnes âgés peuvent avoir quelqu’un à qui s’adresser.

Aujourd’hui les Eglises, les Synagogues, les Mosquées et les Temples
se préparent à accueillir
et à protéger les sans-abri, les malades, les fatigués.
Partout dans le monde, les gens ralentissent et réfléchissent.
Partout dans le monde les gens regardent leurs voisins d’une nouvelle façon.
Partout dans le monde les gens se réveillent à une nouvelle réalité.
A quel point nous sommes grands.
A quel point nous avons peu de contrôle.
A ce qui compte vraiment.
A l’Amour.

Ainsi nous prions et nous nous rappelons que
Oui, il y a la peur.
Mais il ne doit pas y être la haine.
Oui, il y a l’isolement
Mais il ne doit pas y être la solitude.
Oui, il y a les achats de panique,
Mais il ne doit pas y être l’avidité,
Oui, il y a la maladie,
Mais il ne doit pas y être la maladie de l’âme.
Oui, il y a même la mort.
Mais il peut toujours y avoir un renouveau de l’amour.

Sois responsable des choix que tu fais quant à la façon de vivre maintenant.JPEG - 11.3 ko
Aujourd’hui, respire.
Ecoute, derrière les bruits d’usine de ta panique
Les oiseaux chantent à nouveau
Le ciel se dégage,
Le printemps arrive,
Et nous sommes toujours entourés de l’Amour.

Ouvre les fenêtres de ton âme
Et même si tu ne peux pas
rejoins la place vide.
Chante !"

Sr Lucy Jacob
Bruxelles
04.04.2020


Dernière nouvelles des SCJM sur Covid-19 / 29.03.2020

Nous avions tous nos merveilleux projets pour les mois et l’année à venir, mais nous réalisons maintenant que le Seigneur en avait un autre !

Le coronavirus nous oblige à nous arrêter, à penser, à réfléchir, à écouter, à changer... Le silence qui nous enveloppe et les restrictions de mouvements et d’activités extérieures nous obligent à rester à l’intérieur - une invitation à aller au plus profond de nous-mêmes, à nous tourner vers l’intérieur...

La famille des SCJM, ainsi que nos frères et sœurs dans le monde entier, vit aujourd’hui l’impact du confinement, décrété par nos gouvernements et nos autorités civiles, pour contrôler et contenir la pandémie du Covid-19. Néanmoins, selon les rapports qui nous parviennent de nos Provinces et Régions, les cas de Covid-19 sont en augmentation et chacun doit faire face à cette pandémie :

  • Le confinement se poursuit ici en Belgique et nous faisons tout notre possible pour nous protéger et protéger les autres de la maladie. Les sorties restent limitées à l’achat des produits essentiels : nourriture, médicaments....
    • Sur les deux cas confirmés chez nos Sœurs âgées rapportés précédemment, l’un s’améliore, tandis que la situation est fluctuante pour le second. Maintenant, nous avons un troisième cas confirmé d’une Sœur qui est également hospitalisée.
    • Parmi les personnes qui soutiennent nos Sœurs dans le domaine de la santé, il y a un nombre croissant de cas confirmés et suspects. C’est une situation alarmante pour des raisons évidentes.
    • Comme vous le savez, au cours de la dernière semaine, deux Sœurs âgées ici en Europe et une Sœur relativement jeune au Congo nous ont quittées pour leur demeure éternelle. Je tiens à ajouter ici que ces décès n’ont aucun rapport avec le Covid-19.
    • À ce jour, la Belgique fait état d’un total de 10 836 cas de Covid-19 et de 431 décès.
  • Nos sœurs étudiantes en Italie et en France signalent que, bien que la situation environnante soit inquiétante, leurs études se poursuivent en ligne et elles sont aussi bien que possible dans cette situation particulière.
  • L’Afrique semble relativement épargnée du virus mais, apparemment, ce n’est qu’une question de temps. Selon les informations reçues de nos Sœurs, le nombre de cas est en augmentation. Les restrictions imposées par les gouvernements ne semblent pas avoir l’effet escompté, car les gens continuent de se déplacer, en particulier sur les marchés, qui sont le lieu de vie de la majorité des gens dans chaque pays. Au Rwanda, un ordre de tirer à vue sur toute personne désobéissant aux ordres du gouvernement permet de maintenir les gens à l’intérieur par la peur. Même dans ce cas, des rapports font état d’aberrations.
  • Nos Sœurs des pays asiatiques sont témoins d’un nombre croissant de cas dans leurs pays respectifs et des mesures plus strictes sont introduites pour enrayer la propagation.
    • Les deux Sœurs étudiantes du Sri Lanka à l’EAPI à Manille sont bloquées. Manille étant coupée du reste du pays et du monde, elles n’ont aucun moyen de sortir de là, ni d’être aidées par qui que ce soit. Heureusement, l’Institut leur permet d’y rester et elles vont bien.
    • Au Sri Lanka, le couvre-feu est en vigueur et toute personne qui enfreint les ordres peut être arrêtée.
    • En Inde, un confinement national semble créer une sorte d’exode des travailleurs migrants dans les villes qui se précipitent à pied vers leurs villages. Les travailleurs qui vivent avec leur salaire quotidien dans les villes et les villages, ainsi que les sans-abri, sont les plus touchés par ce confinement dans le pays. Compte tenu de la densité de la population, les autorités sont submergées par l’ampleur du problème. Pire encore, le pays est loin d’être préparé à faire face à une maladie pandémique telle que le Covid-19.

Dans cette situation d’"obscurité", l’esprit de solidarité est de plus en plus fort au sein de la Congrégation. Je me sens touchée par les appels et les messages provenant de diverses parties de la Congrégation et demandant des renseignements sur nos Sœurs dans d’autres Provinces, Régions et pays. En outre, il y a partout un effort concerté pour intensifier notre appel au Seigneur sous diverses formes de prière, personnelle et communautaire, qui seul peut changer le cours des événements déclenchés par le virus. Restons unies dans le Seigneur en ces temps difficiles !

Profitons également de cette occasion pour mettre à profit les possibilités qu’elle nous offre :

  • Se concentrer sur l’essentiel de la vie
  • Utiliser les moyens dont nous disposons (par exemple, le téléphone intelligent) pour envoyer/transmettre uniquement des messages qui peuvent être proactifs et constructifs en signe de notre solidarité et de notre soutien
  • Reconnaître, valoriser et apprécier les personnes en première ligne de cette pandémie et prier pour elles :
    • Les membres du personnel soignant qui risquent leur vie pour protéger et sauver celle des autres
    • Les dirigeants de nos gouvernements dont la vigilance et la sagesse peuvent orienter le cours des événements
    • Nos professionnels de la santé, chercheurs et scientifiques dont le travail acharné et la perspicacité peuvent créer un traitement pour arrêter le virus
    • Nos leaders spirituels dont l’intuition et le discernement peuvent nous fortifier pendant cette période d’insécurité et d’incertitude
    • Nos leaders civiques pour l’inspiration, le courage et la force de répondre aux besoins de leurs communautés
    • Les employés des magasins qui sont encore ouverts pour nous, les fournisseurs de transport, les forces de l’ordre, les bénévoles...

Que Dieu aide chacune de nous, SCJM, à faire preuve de courage, d’espoir, de générosité et de gentillesse envers tous ceux qui nous entourent !

Sœur Lucy Jacob
Bruxelles
29.03.2020


Dernières nouvelles des SCJM sur Covid-19 / Belgique / 22.03.2020

Le coronavirus touche un nombre croissant de personnes ici en Belgique. À ce jour, on compte 3401 cas confirmés et 75 décès dans le pays.

Chez les SCJM, nous nous sommes toutes mises en quarantaine et toutes les activités de groupes sont interdites, y compris les célébrations liturgiques. Toute sortie est limitée aux besoins essentiels. Les magasins alimentaires n’admettent qu’une seule personne à la fois et les achats sont contrôlés pour éviter les achats dictés par la panique.

Malgré toutes les précautions possibles, deux de nos Sœurs âgées sont infectées par le nouveau coronavirus. L’une d’entre elles est hospitalisée et la seconde, qui reste dans son Home, est en train de se rétablir. Il y a également un cas suspect en cours de traitement.

Parmi le personnel soignant des maisons de repos de nos Sœurs âgées, nous avons trois cas confirmés et deux cas suspects.

Seuls l’espoir et la prière de chacune d’entre nous nous permettront de voir des jours meilleurs au plus tôt !

Par ailleurs, Sr Sushila et Sr Noreen, deux des membres de la future communauté internationale, actuellement dans la communauté de Melle pour l’étude de la langue, semblent bien intégrées et heureuses, comme chez elles. La communauté aussi est heureuse de leur présence. En ces temps critiques, où chacune est tenue de rester dans sa chambre, où il y a des cas confirmés et suspects chez les Sœurs, elles ont choisi de rester avec les Sœurs pour les aider de toutes les manières possibles, même si la langue est une barrière. C’est l’esprit des SCJM et c’est vraiment remarquable !

En général, le calme et la tranquillité règnent partout : les routes sont dégagées et les marchés sont vides ; aucun bruit d’avion ou de véhicule en excès de vitesse ; l’agitation de la ville a disparu... Mais le ciel est bleu et clair, l’hiver cède la place au printemps, et la nature commence à donner son spectacle annuel !

Et la vie continue sous le regard amoureux du Tout-Puissant ! Nous restons unies dans la prière avec et pour nos frères et sœurs du monde entier, dans la souffrance et la douleur !

Sœur Lucy Jacob
Bruxelles
22.03.2020


La situation du Covid-19 dans les zones où les SCJM sont présentes

L’OMS ayant déclaré le Covid-19 comme une maladie pandémique, une question qui vient à l’esprit de chacune d’entre vous, je présume, serait « Comment vont nos Sœurs en ces temps critiques ? » Ma réponse immédiate est : jusqu’à présent, tout va bien ! Aucun cas de Covid-19 parmi les SCJM n’a été signalé, où que ce soit dans la Congrégation.

Cependant, alors que des rapports sur un nombre croissant de cas confirmés et de mortalité nous parviennent du monde entier, nous avons des raisons de nous inquiéter, non seulement pour nous mais aussi pour nos sœurs et frères partout dans le monde. Si l’on inclut l’Italie et la France, où nous avons des Sœurs étudiantes, nous sommes réparties dans dix-sept pays et la situation semble grave dans certains de ces pays.

L’Italie, où nous avons deux étudiantes (Sr Nathalie Mayang Ntambw de la Province St-Bernard en R.D. Congo, et Sr Lilly Pallipurath de la Province de Ranchi, Inde), est déclarée "zone rouge" - ce qui signifie que les gens doivent rester chez eux sauf pour le travail et autres urgences. Nos deux Sœurs signalent qu’elles sont bien chez elles et que leurs études se poursuivent en ligne.

Sœur Béatrice Tshilemba de la Province Saint-Vincent en R.D. Congo, est en France où tous les rassemblements sont interdits et les écoles fermées, entre autres mesures prises pour éviter la propagation de la maladie. Cependant, elle dit que ses cours se poursuivent dans les délais prévus.

Les personnes âgées étant les plus vulnérables, en Angleterre et en Irlande, outre d’autres restrictions, il est conseillé à tous de ne pas se rendre dans les maisons des Sœurs âgées. Dans ces deux pays, de nombreuses restrictions sont en vigueur.

Ici, en Belgique, le Conseil national de sécurité a déclaré l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire. En conséquence, tous les événements récréatifs et sportifs sont annulés ou reportés. Les lieux publics comme les restaurants, les bars et les cafés sont fermés ; les écoles restent fermées... La Conférence des évêques a décidé de suspendre toutes les célébrations, les rassemblements et les réunions liturgiques.

Par conséquent, nous sommes pratiquement tous "mis en quarantaine". Tant pour le Généralat que pour les Provinces de Belgique, les célébrations, réunions et autres rassemblements similaires sont annulés ou reportés ; ceux prévus pour les semaines/mois à venir doivent être reconsidérés. Les voyages de mission du Gouvernement Général à l’étranger doivent être reprogrammés...

Tous les pays asiatiques où les SCJM sont présentes signalent des cas d’infection. Le Vietnam renforce les mesures visant à empêcher le virus d’entrer dans le pays et de se propager à l’intérieur de celui-ci. Nos Sœurs sont mises en quarantaine au sein de leurs communautés respectives, comme indiqué précédemment. Les événements prévus dans la Région pourraient devoir être reportés.

Pour l’instant, la situation ne semble pas grave aux Philippines, bien que le nombre de cas infectés soit en augmentation. Il est conseillé aux gens de rester chez eux. Notre communauté du Noviciat inter asiatique, tout juste sortie de la crise volcanique, devra-t-elle se préparer à une autre crise ?

L’Inde signale un nombre croissant de cas infectés / suspectés. Le gouvernement de l’Union a déclaré le Covid-19 comme "catastrophe notifiée". Nos Sœurs sont en alerte et adoptent des mesures de précaution pour éviter la catastrophe.

Le Pakistan a confirmé des cas de pandémie et, selon l’OMS, il est confronté à un grand défi pour la contenir. Les frontières sont fermées et les événements publics sont annulés. Il est évident que c’est une grave préoccupation pour nos Sœurs.

Alors que de nouveaux cas positifs au Covid-19 sont signalés au Sri Lanka, la Province reste en alerte pour faire face à toute éventualité. Le gouvernement a imposé une interdiction des rassemblements publics et des restrictions sur les déplacements ; les établissements scolaires sont fermés.

La R.D. Congo, qui est déjà confrontée à une épidémie d’Ebola depuis plus d’un an, se prépare à faire face à la pandémie du Covid-19. Le risque est grand et le gouvernement a déjà pris certaines mesures pour en empêcher l’entrée et la propagation. Nos Sœurs des deux Provinces sont vraiment concernées.

Le nombre de cas infectés est en augmentation en Afrique du Sud, une situation qui invite nos Sœurs à la prudence.

Selon les informations disponibles, alors que le Rwanda signale un cas confirmé aujourd’hui, le Burundi, le Mali et l’Afrique centrale n’ont pas signalé de cas. Puissent nos Sœurs profiter de ce relatif sentiment de soulagement et de sécurité !

En résumé, à la date d’aujourd’hui, 15.03.2020, nous avons l’image suivante !

PaysTotal des cas Total des décès
Monde
151 363
5 758
Belgique
689
4
Pays-Bas
959
12
Irlande
129
2
Royaume-Uni
1 140
21
India
90
2
Pakistan
30
0
Philippines
111
6
Sri Lanka
11
0
Vietnam
53
0
Afrique du Sud
24
0
Congo
2
0
Rwanda
1
0
Burundi
0
0
Mali
0
0
Afrique centrale
0
0
Italie
17 750
1 441
France
4 499
91

Mise à jour du rapport du CEPCM / 15.03.2020
(Centre européen de prévention et de contrôle des maladies)

Il s’agit sans aucun doute d’une situation qui appelle à un effort concerté pour maîtriser cette pandémie. Selon les mots du directeur général de l’OMS : "Il ne s’agit pas seulement d’une crise de santé publique, mais d’une crise qui touchera tous les secteurs - chaque secteur et chaque individu doit donc être impliqué dans la lutte ... nous sommes dans cette situation ensemble et c’est en restant ensemble que ce virus peut être supprimé et contrôlé", affirme-t-il.

Faisons tout ce qui est en notre pouvoir, pendant cette période de carême, pour améliorer la situation liée à cette maladie pandémique. Prions en particulier, personnellement et en communauté ; prions pour les malades, pour les personnes qui s’occupent des malades et pour tous ceux qui travaillent au contrôle de la situation et à la recherche d’un remède. Que l’Esprit de sagesse éclaire et guide tous ceux qui doivent prendre des décisions en réponse à cette épidémie !

Sr Lucy Jacob Palliam Pallithura
Bruxelles
15.03.2020


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